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Transrail réclame ses domaines

La société Transrail, devenue une propriété Belge, est montée au créneau pour réclamer ses domaines fonciers usurpés par certains maires prédateurs des communes I et II. Pour se faire entendre, le secrétaire général de la société en la personne de M. Traoré a mis sa locomotive en marche. «Mon domaine ou la démolition !»

Un appel pressant à l’endroit des occupants pour dégager le passage. Sera-t-il entendu ? Pas sûr. La mairie centrale de Bamako n’a pas respecté la distance des 25 mètres. Le train s’est renversé deux fois dans la cours de la mairie.

Et la Régie des Chemins de Fer a toujours réparé les dégâts.

Lorsque la mairie du district premier responsable foule au pied la loi sur l’occupation des domaines fonciers des rails, il fallait s’attendre à l’attribution des terres restantes en commune I et II par les maires spéculateurs fonciers.

Une guerre qui s’annonce dure pour Transrail. Où était l’Etat au moment des faits ?


Réquisition des militants de la COSES : ATT pique une colère bleue

De retour de Charm El Cheick, en Egypte, où il avait participé au sommet de l’Union africaine, le président de la République aurait convoqué un comité de crise sur la réquisition des militants de la COSES.

Il était très en colère lorsque la presse avait fait état de la réquisition des enseignants pour la surveillance et la correction des épreuves techniques des examens du CAP et du BT. On comprend sa colère.

Parce que la réquisition dément ses propos. C’est lui qui avait déclaré le 8 juin dernier que les examens se feront sans les militants de la COSES. Et si on prouve le contraire, il va de soi qu’il se fâche. Mais contre qui ?
«On m’a menti», aurait-il laissé entendre.

Les mots et leur sens


Corrompre :
En parlant des personnes, détourner entièrement de la justice, exercer une influence pernicieuse sur quelqu’un et cela par tous les moyens possibles pour l’amener à faire de son plein consentement ce qu’il sait être mal : on corrompt ce qui est sain, honnête, mais cependant accessible au mal.


Séduire :
Employé péjorativement, c’est induire en erreur, pousser à faire quelque chose de mal en persuadant que ce n’est pas un mal, il emporte essentiellement une idée de tromperie, l’emploi de moyens spécieux : on l’innocence, la bonne foi, la jeunesse, les gens simples qui ne sont point en garde contre l’artifice, et qu’il est facile de tromper en abusant.


Circonvenir :
c’est agir auprès de quelqu’un avec ruse pour le déterminer à faire ce qu’on souhaite de lui, il suppose une action plus difficile que séduire, les personnes auxquelles on s’adresse étant moins.

Crédule : chercher à circonvenir les juges.

Emmetonner : est familier et moins usité, c’est circonvenir pour des paroles flatteuses.

Emmetonner par de belles paroles ceux qu’on veut tromper.

Soudoyer : c’est détourner quelqu’un de son devoir l’engager à une mauvaise action, en l’y intéressant, il suppose l’appât du gain ou un avantage quelconque, quand ce n’est pas tout simplement de belles promesses.


Stipendier :
s’emploie pour des gens que l’on paie pour l’exécution de mauvais desseins : politicien qui stipendie une certaine presse.


Acheter :
c’est aussi corrompre quelqu’un à prix d’argent et même au moyen de quelques avantages de quelques faveurs. On achète des témoins.


Graisser la patte :
c’est corrompre à prix d’argent mais sans qu’il s’agisse de choses importantes. On graisse la patte d’un concierge pour avoir un appartement.
Falsifier et gâter


Falsifier :
dénaturer dans le dessein de tromper. Il suppose toujours une action expresse et volontaire.
Gâter : détruire.

Inter de Bamako

14 Juillet 2008