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Les forces spéciales de 13 pays d’Afrique, d’Amérique, d’Europe à travers l’opération Flintlock-2007 sont désormais outillées pour le partage du renseignement, la planification et la coordination des opérations visant à lutter contre le terrorisme.

L’opération Flintlock-2007 (dénomination commune des fusils de guerre du 18e siècle) qui regroupe des forces spéciales de 13 pays s’est achevée vendredi dernier à l’Ecole de gendarmerie à Faladié avec la visite du président de la République, Amadou Toumani Touré.

L’opération était dirigée par le chef d’état-major interarmées des Forces spéciales américaines, le colonel Marc Rozengard, directeur du Centre de coordination inter armée militaire installé à Bamako.

La formation de deux semaines, selon les participants, a été d’un apport inestimable. Les stratèges de l’armée de 13 pays (Burkina, Tchad, France, Mali, Mauritanie, Maroc, Niger, Nigeria, Sénégal, Pays-Bas, Tunisie, Royaume-Uni et Etats-Unis), sous le commandement des instructeurs américains, ont travaillé de façon à renforcer les relations entre les forces militaires du partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme.

Centré sur un scénario d’exercice multinational de commandement de poste, l’exercice a permis aux hauts gradés des 9 pays de l’initiative transsaharienne de lutter contre le terrorisme (TSCTI) la synchronisation des communications, le partage de renseignements, la planification et la coordination régionale effective dans le cadre des opérations relatives à la lutte contre le terrorisme.

L’entraînement reçu, selon le chef d’Etat-major du commandement des Forces spéciales américaines pour l’Afrique et l’Europe (Soceur), l’amiral Mcraven n’a pas seulement aiguisé leurs capacités comme guerriers, mais il leur a donné l’opportunité de montrer leur volonté de combattre le terrorisme, et les capacités particulières que chaque pays peut amener pour cette lutte.

Flintlock-2007, selon l’ambassadeur des USA au Mali, Terency McCulley est le dernier en date dans la série des exercices militaires que le gouvernement des Etats-Unis a entrepris avec les partenaires maliens. A ses dires les efforts pour promouvoir la sécurité et la lutte contre le terrorisme dans la région du transsahel reposent non seulement sur une forte intervention militaire, mais aussi sur l’appui au développement de base dans les domaines tels que l’accès à une éducation de qualité, la lutte contre les maladies, le respect de la démocratie et des droits de l’Homme… Les USA, a-t-il affirmé, travaillent avec leurs partenaires pour atteindre cet objectif dans la région du transsahel et le partenariat avec le Mali dans ce sens ne pourrait être que plus propice.

Quant à l’amiral Rozengard, il ajoute que les Etats-Unis vont continuer à aider les différentes armées pour qu’elles puissent faire face à leurs problèmes. Les USA comptent répondre aux intentions des pays partenaires.

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants du Mali, Mamadou Clazié Cissouma, après avoir salué la partie américaine pour les efforts consentis dans l’organisation a attiré l’attention des hauts gradés que l’exercice Flintlock-2007 s’est déroulé dans une conjoncture difficile au plan sécuritaire.

La fragile paix et la sécurité au Nord-Mali ont fait l’objet de rupture par des actes de bandits armés qui ont posé des mines anti-personnel, d’attaques de convois militaires méritent d’être condamnés par la communauté Internationale et leurs auteurs combattus avec la dernière rigueur et détermination.

« La défense et la sauvegarde des valeurs de la démocratie et de la République, la préservation de l’intégrité du territoire national et de la sécurité des personnes et des biens, sont et demeurent au cœur de la mission de nos forces armées et de sécurité et d’autres institutions du pays » , a martelé le ministre Cissouma.

ATT après avoir reçu des explications détaillées et précises dans la salle d’exercice, a demandé une coopération de tous les partenaires pour lutter contre le terrorisme.

Amadou Sidibé

10 septembre 2007.