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Malgré les subventions accordées par le Gouvernement aux opérateurs économiques et responsables des abattoirs, la viande, le lait et les produits de première nécessité, jusqu’à présent, sont cédés à des prix onéreux.

Pourtant le Gouvernement du Mali, dans le but de maintenir ces prix à un niveau consensuel et abordable pour les consommateurs, a pris une mesure relative à l’octroi de subventions à la filière viande, en vue de faciliter la fluidité du circuit de commercialisation du bétail, et de stabiliser le prix de la viande. Au lieu de 1 400 le kg de la viande avec os, l’Etat avait négocié pour 1300 F CFA le Kg .La viande sans os, à 1 400 au lieu de 1 600 F CFA le kg.

Mais il semble que l’accord n’a guère été respecté. Car, aujourd’hui, les populations des quartiers de Kalaban-Coro, Daoudabougou, Sébénicoro sont très en colère, du fait de la non uniformisation des prix de la viande. Contrairement aux marchés de Dibida, et Kalaban Coura qui ont voulu respecter les mesures prises par le Gouvernement.

Pourtant, les marchés sont quasiment fournis et ravitaillés en viande. Ce qui aurait du diminuer la surenchère.Mais le prix de viande n’a pas varié : 1 400 le kg avec os et 1 600 F CFA le Kg sans os, dans presque tous les quartiers du district.

Dans ces marchés de la capitale, certains bouchers ont expliqué ces hausses par le fait qu’ils font eux -mêmes l’abattage à leurs propres frais. “Donc, nous ne pouvons pas nous conformer à la nouvelle mesure prise par le Gouvernement. Nous-mêmes, nous ne sommes pas à l’aise avec cette situation qui n’est pas à la portée des populations. Mais que faire, nous sommes obligés de vendre la viande à notre prix.”

La question est donc de savoir si l’Etat a su tenir son engagement. Les services de contrôle se sont-ils investis pour que tous les prix soient uniformisés, pour le bien-être des populations ?

En ce qui concerne le lait, le sucre et l’huile, les prix restent inchangés.

A Kalaban-Coura, les populations se procurent de l’huile à 950F CFA le litre, et le sucre à 400 F CFA le kg. Et comme les prix des denrées de première nécessité ne cessent de grimper, les populations sont préoccupées, compte tenu de leur pouvoir d’achat.

En plus des mesures prises par l’Etat, il faut donc que le Gouvernement intensifie ses mesures de contrôle, pour endiguer cette problématique flambée des prix.

Mariétou KONATE

08 août 2007.