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La Banque de développement du Mali (BDM-SA) va se muer. Cette année, elle va devenir le premier groupe bancaire de l’Uemoa, en s’installant, après la Guinée-Bissau, en Côte d’Ivoire et au Burkina-Faso. Pour cela, elle change de dénomination et s’appellera désormais, « Banque de l’Union».

En 2005, la BDM-SA a ouvert une filiale en Guinée-Bissau, la Banque de l’Union/Guinée-Bissau. Après cette expérience réussie, les actionnaires ont convenu de continuer dans la sous-région. La BDM a déjà obtenu de la Commission bancaire, l’agrément pour la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Ces deux filiales verront le jour cette année.

Présent à Lomé, au siège de la BOAD pour la 47e session de son conseil d’administration, le PDG de la BDM en a profité pour signer deux conventions avec la BOAD. Aux termes de ces deux conventions, la BOAD prend une participation de 20 % dans le capital des deux nouvelles filiales.

Les deux filiales qui verront le jour vont s’appeler respectivement Banque de l’Union/Côte d’Ivoire (BDU-CI) et Banque de l’Union/Burkina-Faso (BDU-BF). Selon le montage financier proposé, la BDM apporte 60 % du capital de ces deux entités, la BOAD 20 %, la CCIM 10 % et 10 % seront proposés aux chambres de commerce et d’industrie des pays d’accueil. Le capital social de départ sera de 5,5 milliards de F CFA, selon les nouvelles dispositions prudentielles applicables aux banques de l’Uémoa.

Pour Christian Adovelande, président de la BOAD, c’est la 5e fois en 23 ans de coopération que son institution signe des partenariats avec la BDM-SA. La BDM-SA reste la première banque au Mali. Dans l’espace Uémoa, elle occupe la 6e place, et même là, les banques qui la devancent sont des filiales de banques européennes.

Ce qui fera dire au président de la BOAD, «nous pouvons vous assurer que la BOAD, en sa qualité de membre fondateur détenant actuellement 15,96 % du capital de la BDM-SA, continuera d’œuvrer pour le développement soutenu de cette banque commune au travers de sa participation régulière et active aux réunions du conseil d’administration et aux assemblées générales. Il en sera de même pour les filiales BDU-CI et BDU-BF» .

« Nous allons créer une banque universelle de développement. C’est pourquoi nous avons décidé de l’appeler BDU. Ce projet est porteur de synergies. Il est une façon originale de d’avoir le financement du développement» , a précisé Abdoulaye Daffé à la fin de la signature des deux conventions.

Alexis Kalambry

(envoyé spécial à Lomé)

Les Echos du 10 Janvier 2014