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L’Agence française de développement (AFD) et la Banque nationale de développement agricole (BNDA) ont signé hier, deux conventions d’environ 6 milliards de F CFA. La première est destinée aux petites et moyennes entreprises et la seconde à l’appui institutionnel et au refinancement des caisses d’épargne et de crédits.

La signature des deux conventions, d’un montant global de plus de 6 milliards de F CFA, s’est déroulée entre le PDG de la BNDA, Moussa Allassane Diallo, et le directeur général de l’AFD au Mali, Hervé Baugault, en présence de son S. E. Michel Reveyrand de Meton, ambassadeur de France au Mali.

Elles portent sur un prêt de réfinancement des projets d’investissement de petites et moyennes entreprises du Mali d’un montant de 4 milliards de F CFA et une subvention de plus de 2 milliards de F CFA destinée aux institutions de microfinance en zone rurale en l’occurrence le réseau des caisses villageoises d’épargne et de crédit autogérées (CVECA).

Cette subvention est aussi allouée au renforcement des capacités de la BNDA en vue d’accroître ses possibilités d’évaluation des risques et d’intervention dans le financement à moyen et long terme des petites et moyennes entreprises.

La mise à disposition du prêt et de la subvention est la résultante d’une démarche entreprise par la BNDA auprès de sa partenaire financière historique, l’AFD, en vue de disposer de ressources propres et durables pour le financement de son Plan à moyen terme (PMT 2006-2010).

Ce PMT, le 4e du genre, est le signe que l’AFD, qui participe au capital de la BNDA depuis sa création, il y a 27 ans, est résolument tournée vers le développement des secteurs productifs de notre pays et le développement du secteur rural.

Pour le DG de l’AFD, Hervé Baugault, « aider la BNDA, c’est aider l’agriculture ». Il s’est montré d’autant plus heureux à parapher les documents que la cérémonie se passe dans un contexte de crise alimentaire et de vie chère pour notre pays et les pays de la sous-région.

Les ressources affectées aux projets d’investissement dans les PME vont en droite ligne de l’importance du secteur rural dans l’économie nationale. En effet, une importance majeure est accordée à la couverture des besoins alimentaires à travers le renforcement des capacités professionnelles et les moyens financiers sur la période 2007-2011 des CVECA qui aident beaucoup les micro entreprises paysannes en milieu rural.

La BNDA, appelée originellement la « Banque verte », à cause de son partenariat étroit avec le monde rural, est prête à se surpasser pour maintenir ou même dépasser cette bonne renommée. Son PDG, Moussa Allassane Diallo, a déjà montré son ambition dans son allocution précédant la cérémonie de signature.

« A l’horizon 2010, la BNDA se fixe comme objectif de demeurer le 1er partenaire financier du monde rural. La Loi d’orientation agricole adoptée par l’Assemblée nationale du Mali le 5 septembre 2006, qui fixe les politiques et stratégies de développement agricole de notre pays est un cadre de référence aux activités de la banque ».

Dans ses projections, le PDG Diallo a laissé entendre que sa banque ambitionne de financer à l’horizon 2010 tous les besoins de financements de sa clientèle par des produits et des services bancaires adaptés et appropriés (épargne, crédit, assurance, services de transfert et de paiement).

Il a mis l’accent sur la commercialisation en cours de nouveaux produits comme la monétique avec l’ouverture de guichets automatiques de banque à Bamako et à l’intérieur.

S. E. Michel Reveyrand de Menton a indiqué pour sa part, que la France dans sa coopération avec le Mali, entend se tourner vers la création d’entreprises.


Abdrahamane Dicko

27 Mai 2008