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La Compagnie Malienne de Développement des Textiles (CMDT) vient de bénéficier de la part de la Banque Islamique pour le Développement (BID) d’un prêt de 27 milliards de FCFA, remboursables en 11 mois après chaque tirage pour le financement de ses intrants agricoles au cours de la campagne 2007-2008. Les documents relatifs à la Convention de financement ont été signés le 16 février à l’hôtel de l’Amitié, par le Directeur Régional de la BID, Sidi Mohamed Ould Taleb et du PDG de la CMDT, Ousmane Amion Guindo, sous l’œil visiblement satisfait du ministre de l’Economie et des Finances, Abou-Bakar Traoré, qui a présidé la cérémonie.

Pour la deuxième fois, la Compagnie Malienne de Développement des Textiles (CMDT) bénéficie de la part de la Banque Islamique de Développement (BID) de prêt pour le financement de son crédit intrant coton. En effet, la CMDT avait déjà obtenu en 2006-2007 auprès de cette banque un financement de 30 milliards de FCFA pour le même objet.

Ce prêt a été intégralement remboursé depuis septembre 2006. C’est ce qui a encouragé la BID à procéder à son renouvellement pour la campagne 2007-2008 à hauteur de 27 milliards de FCFA, remboursables en 11 mois après chaque tirage. La signature de la convention portant sur ce financement s’est déroulée, le vendredi 16 février à l’hôtel de l’Amitié, dans une véritable ambiance de fête. Les documents ont été signés par le Directeur Régional de la BID, Sidi Mohamed ould Taleb, et le PDG de la CMDT, Ousmane Amion Guindo. Le tout sous l’œil heureux du ministre de l’Economie et des Finances, Abou-Bacar Traoré.

Ce prêt de 27 milliards de FCFA accordé à des conditions relativement souples, permettra de réduire les frais financiers liés à l’acquisition des intrants. Il répond ainsi, a souligné le ministre de l’Economie et des Finances, à une préoccupation du gouvernement du Mali, à savoir la réduction du prix de cession des intrants aux producteurs.

« Cet important apport financier vient à point nommé car il n’est pas exagéré de rappeler ici, que la CMDT, à l’instar de toutes les autres filières cotonnières africaines, connaît d’énormes difficultés de trésorerie dues essentiellement à la baisse des cours mondiaux du coton et de la parité euro-dollar, dont les conséquences sont néfastes, à n’en pas douter, sur la durabilité de la culture cotonnière. A cause de ces contraintes et du renchérissement du prix des intrants, qui bloquent l’aspiration d’intensification de nos paysans, nous assistons de plus en plus à une baisse croissante des rendements au champ. Pour ces motifs, avec la baisse du prix aux producteurs ces dernières années et dans une perspective de rentabilisation de la culture du coton envisagée par le Gouvernement, il est impératif que les communautés villageoises soient aidées en vue d’une augmentation des rendements aux champs. C’est pour cette raison que la possibilité de réduire les prix d’acquisition des intrants à travers cette facilité accordée par le BID permettra d’amoindrir sans équivoque les coûts de production du coton tout en maintenant le niveau de productivité adéquat  » a poursuivi le ministre Abou-Bakar Traoré

« Les sous dosages dans l’application des engrais aux champs par les producteurs deviennent monnaie courant à cause du renchérissement du prix des intrants. En plus de la pauvreté des sols accentuée par les érosions et d’autres facteurs, cette attitude compromet dangereusement l’accroissement de la production agricole à travers l’augmentation de la productivité. C’est pour cette raison que l’importance d’un tel financement n’est pas à démonter  » a, de son côté, relevé le PDG de la CMDT.

Avec ce prêt, des efforts seront faits pour que les systèmes de production de la CMDT soient plus performants et durables, a poursuivi Ousmane Amion Guindo. « Pour ma part, je puis vous assurer que la CMDT mettra tout en œuvre pour respecter les engagements contractuels avec la BID. Ceci est d’autant plus nécessaire que cette conduite permettra, d’une part, de répondre au souci constant du gouvernement, à savoir la réduction du coût de production pour une filière viable et rentable, et, d’autre part, de poursuivre cette collaboration entre la BID et la filière cotonnière du Mali, a conclu l’orateur. Je remercie l’ensemble des techniciens qui ont travaillé sans relâche pour l’aboutissement de cet accord et les autorités de la BID, pour cette marque de confiance, et nous prions Dieu pour la pérennité de cette collaboration  » de conclure le PDG de la CMDT.

Enfin, le Directeur Régional de la BID, Sidi Mohamed Ould Taleb, a relevé que les relations de coopération entre sa banque et le Mali sont anciennes, fortes et sereines.

La BID, selon son Directeur Régional, est, en fait, un instrument de solidarité entre ses pays membres. L’approbation de financement de la BID en faveur du Mali, à en croire toujours Sidi Mohamed ould Taleb, totalise 350 millions de dollars (environ 175 milliards de FCFA) pour 66 opérations. Les interventions de la banque concernent des domaines riches et variés comme les infrastructures, l’éducation et la santé. Il n’a pas manqué de souhaiter que cet appui contribue à l’amélioration des revenus des cotonculteurs maliens et les aider à accéder à l’éducation, à la santé, bref à un mieux-être.

Le Directeur Régional de la BID pour l’Afrique de prier pour que Dieu pérennise le partenariat entre son institution et le Mali au bénéfice de nos populations.

La cérémonie de signature de la Convention de financement a pris fin par des remises de cadeaux et un cocktail servi dans les jardins de l’hôtel de l’Amitié sous les notes musicales du groupe managé par l’artiste Mangala Camara.

Yaya SIDIBE

19 février 2007.