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Le président français, Emmanuel Macron, a réuni à Paris mardi plusieurs dirigeants africains, européens et mondiaux dans le cadre du sommet sur le financement des économies africaines. Objectif : aider les pays d’Afrique à s’extraire du piège de la dette et financer leur développement futur.

Au cours de ce sommet consacré au financement des économies africaines et à l’épineuse question de la dette, les pays riches, la France en tête, (c’est le président Emmanuel Macron qui accueille) se sont penchés, avec leurs partenaires du continent, sur les mécanismes devant permettre aux États d’Afrique de financer leur relance post-Covid-19, sans accroître le fardeau de la dette.

La pandémie de Covid-19 a plongé, l’an dernier, le continent africain dans une récession sans précédent. Les pays africains ont besoin de financer leur relance mais, contrairement aux grandes puissances, ils n’ont pas les mêmes capacités. Le Sommet sur le financement des économies africaines au Grand Palais Éphémère, à Paris a notamment examiné les décisions prises par la communauté internationale à propos d’une réallocation de Droits de tirage spéciaux (DTS).

Etaient présents dans la capitale française, dix-huit chefs d’État et de gouvernement dont le président de la Transition au Mali, Bah N’Daw, l’Angolais Joao Lourenço, le président en exercice de l’Union africaine (UA) et président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, le Mozambicain Felipe Nyusi, le Rwandais Paul Kagamé et les présidents de Côte d’Ivoire et du Sénégal, Alassane Ouattara et Macky Sall.

Au total, une trentaine de chefs d’État et de Gouvernement ainsi que des dirigeants d’organisations internationales y ont participé. Certains par visioconférence. Washington a été représenté par la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, qui a participé en visio-conférence, de même que la Chine, et le Kenya. Côté institutions, l’Europe a été conduite par la présidente de sa commission, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen Charles Michel.

Le FMI était représenté par sa directrice générale, la Bulgare Kristalina Gueorguieva, et la Banque mondiale par le directeur général de sa branche privée (IFC), le Sénégalais Makhtar Diop. Le président David Malpass a assisté aux débats en visio-conférence.

Ce Sommet fait suite à la diffusion d’une tribune de 18 dirigeants africains et européens, publiée le 15 avril 2020, en faveur d’une mobilisation de la communauté internationale pour affronter les conséquences de la crise sanitaire et économique causée en Afrique par la pandémie.

Moussa DIARRA, 
Envoyé spécial

Source: L’Essor