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Ce ne sont pas seulement les partis politiques qui rencontrent des difficultés concernant leurs états financiers.

Les sociétés, aussi, ont de grandes réticences pour afficher la transparence dans leurs comptes. La plupart de nos sociétés gardent encore des structures d’entreprises familiales et n’ont pas d’états financiers audités par les commissaires aux comptes, ce qui ne crée pas une dynamique d’évolution du marché boursier afin d’atteindre les objectifs du financement de notre économie.

Ces explications ont été données, hier, par le directeur général par intérim de la société de gestion et d’intermédiation du Mali ( SGI-Mali), M. Makan Makalou. Il a précisé : “la SGI-Mali est un établissement financier qui a été créé par les banques de la place.

Elle a le monopole de l’inter médiation en bourse au Mali. Ce monopole tourne autour de la négociation : achats et vente des titres à la Bourse régionale des valeurs mobilières. La SGI a aussi le monopole de l’arrangement des taux d’appel public à l’épargne.

Elle fait aussi la conservation des titres”. Il s’est exprimé sur l’emprunt obligataire qui constitue une source alternative de financement des entreprises. Cet emprunt est méconnu du public.

M. Makalou estime que l’Etat peut créer un engouement vers ce type d’opérations en lançant un grand emprunt obligataire pour dynamiser le secteur boursier mais qu’il n’y avait pas de réelle volonté politique exprimée dans ce sens.


L’emprunt obligataire

La SGI-Mali explique que pour mobiliser des fonds sur le marché financier, les agents économiques peuvent émettre des actions et des obligations. Alors que l’émission d’actions est réservée aux seules sociétés anonymes, l’Etat, les collectivités et les entreprises publiques peuvent émettre des obligations pour financer leurs besoins à long terme.

La SGI indique que l’émission d’obligations, c’est-à-dire le lancement d’un emprunt obligataire, constitue la forme privilégiée d’emprunt par appel direct à l’épargne. Le principe de ce type d’opération, souligne-t-elle, consiste dans le fractionnement de l’emprunt en un grand nombre de parts, les obligations.

Ce fractionnement permet de réaliser une centralisation financière plus efficace en mobilisant de multiples contributions de montants modestes tels les coupures de 10 000 à 100 000 Fcfa. Chaque titre (obligation), précise la SGI, constitue pour le souscripteur un titre de créance et pour l’emprunteur une reconnaissance de dette.

Schématiquement, note la société de gestion et d’inter médiation, le souscripteur d’un emprunt obligataire prête une certaine somme à l’émetteur en achetant des titres (obligations) qui lui fourniront pendant une durée déterminée un intérêt annuel. Quant au principal, il sera remboursé suivant une modalité fixée au moment de l’émission de l’emprunt.


Baba Dembélé

12 Mai 2008