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Depuis un certain temps, le Mali a privilégié l’organisation de tables-rondes pour la recherche de financement en faveur de certains projets d’importance capitale. Cette nouvelle approche a créé un espace d’échanges amicaux et fraternels avec les bailleurs de fonds.

C’est dans ce cadre que les bailleurs de fonds ont ouvert, hier à l’Hôtel Laïco El Farouk, les travaux de la table-ronde sur le financement de l’échangeur complexe au « rond-point de la paix« .

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le Premier ministre, Modibo Sidibé, en présence des ministres des Finances et de l’Equipement et des Transports, Abou-Bakar Traoré et Ahmed Diane Semega. Y ont pris part également, le vice-président de la Banque Ouest-Africaine pour le Développement (BOAD), Issa Coulibaly et plusieurs membres du gouvernement.

La table-ronde qui les réunira durant deux jours, concerne un projet essentiel pour la fluidité de la circulation à Bamako: l’échangeur complexe au rond point de la paix. Dans le cadre de la modernisation de la capitale, le Gouvernement a entrepris, en 2006, des études de faisabilité technico-économiques, d’impact environnemental et social avec production du dossier d’appel d’offres sur le financement de la BOAD.

L’analyse économique et financière de cette étude a confirmé la faisabilité du projet pour trois variantes d’aménagements étudiés: variante 1: routes et échangeur complexe avec un taux de rentabilité interne (TRI) de 17,2%; variante 2: routes et viaduc avec un TRI de 16,4% et variante 3: routes et carrefour dénivelé avec boucle avec un TRI de 22,5.

Le gouvernement, dans le souci de conserver le monument «Colombe de la Paix », a retenu la variante 1 qui offre les avantages suivants: un accès facile à la Cité administrative, la réalisation d’ouvrages d’art courts et facilement intégrables au site, la réservation d’espaces pouvant améliorer l’esthétique et réduire les nuisances par la mise en place d’un écran d’arbres et la facilité des déviations provisoires de la circulation pendant les travaux.

L’ouvrage, d’un montant total de 20 milliards de FCFA y compris le coût des indemnisations estimé à 870 millions et celui du déplacement du réseau EDM-Eau estimé à 944 millions comprendra: l’aménagement de l’échangeur qui nécessitera la construction d’un linéaire global de 4,26 km de voiries, la construction de quatre ouvrages d’art, l’élargissement en 2×2 voies de la section urbaine de la RN5 (rond point de la Colombe au pont « Ouéouyanko » sur un linéaire d’environ 4 km), l’élargissement en 2×2 voies de l’Avenue Kwamé N’Krumah sur un linéaire d’environ 1,110 km et la construction de deux passerelles sur les Avenues de l’aéroport et de l’OUA.

Selon le ministre de l’Equipement et des Transports, Ahmed Diane Semega, « l’objectif du projet porte sur l’amélioration de la circulation routière dans le District de Bamako.

Les objectifs spécifiques sont : améliorer la sécurité des usagers, fluidifier le trafic à l’intérieur de la ville et contribuer, grâce à une mobilité des facteurs de production à moindres coûts, au développement économique et social du pays« .

Quant au Premier ministre, il a souligné l’importance politique et économique de la réalisation de cet échangeur complexe qui demeure une priorité pour le gouvernement. Car elle contribue à l’atteinte des objectifs du PDES du Chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré.


Bandiougou DIABATE

Stagiaire

22 Juillet 2008