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Ainsi, promesse a été faite par les fonds arabes et islamiques en tête desquels, la Banque Islamique de Développement (BID) d’octroyer 50 millions de dollars, le Fonds Kowéïtien 20 millions de dollars et les Fonds Saoudien de Développement d’octroyer 13,5 millions de dollars, soit un total de 83,5 millions de dollars, équivalent à 42 milliards de Fcfa, pour le financement du projet d’aménagement du barrage de Taoussa.

Quant au Fonds de l’OPEP, lui a réaffirmé sa contribution de 10 millions de dollars, soit environ 5 milliards de Fcfa.
Quant aux fonds africains, comme la Banque Africaine de Développement (BADEA), elle a promis 10 millions de dollars ; le Fonds Régional de Coopération et de Développement de la CEDEAO (FRCD) a promis 6,5 millions de dollars, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) 15,5 millions de dollars ; le FAFACES a annoncé sa participation au financement par une bonification des taux d’intérêts et quant au Fonds de Solidarité, avec une bonification des charges de financement, lui va contribuer au financement du projet.

Lors de la table ronde de juillet 2003 à Bamako, l’annonce avait été faite par la Banque Internationale pour le Développement (BID) d’une contribution de 11,7 millions de dollars.

Quant à la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, l’Union Européenne, elles ont manifesté leur intérêt pour le projet, mais, souhaitent attendre les conclusions de l’étude d’impact exigé par certains pays membres de l’Autorité du Bassin du fleuve Niger (ABN) pour se prononcer.

En janvier 2002, à Koweït-City, une table ronde similaire avait été organisée par les Fonds Koweïtien à son siège. Une étude de faisabilité du projet avait été auparavant faite, et avait coûté la somme de 300.000 dollars, soit environ 150 millions de Fcfa.

Le coût estimatif du financement du projet de Taoussa a été évalué en juillet 2003 à 126 millions de dollars, soit environ 63 milliards de Fcfa.

Les autorités maliennes ont réussi à mobiliser 90 millions de dollars, soit environ 45 milliards de Fcfa.

Cependant, de 2003 à nos jours, suite à la dévaluation de 40% de la valeur du dollar américain sur le marché de change, une augmentation du coût du projet s’en est suivie.

Pour Karim Dembélé, directeur de l’Autorité pour l’aménagement de Taoussa, le Mali, pour boucler le financement du projet de Taoussa, espérait obtenir 36 millions de dollars, soit environ 18 milliards de Fcfa à la rencontre de Djeddah.

Et il s’est avéré, qu’à l’issue des travaux de la table ronde de Djeddah, qu’au lieu des 126 millions de dollars initialement prévus, le montant annoncé pour le financement du projet d’aménagement de Taoussa, s’est élevé à environ 136 millions de dollars, soit environ 68 milliards de Fcfa.

Cependant, reste encore la confirmation des annonces de financement par les conseils d’administration des différentes institutions financières.

La démarche du Fonds Koweïtien, dans le cadre du projet de Taoussa a été expliquée par son représentant : évaluation positive du projet en mars 2005 ; soumission lors de son prochain conseil d’administration du rapport de cette évaluation pour approbation.

Appel a été lancé par le représentant du Fonds Kowéïtien à l’endroit des autres Partenaires Techniques et Financiers à procéder de la même manière, afin de gagner du temps dans la mobilisation des financements annoncés.

12 septembre 2005.