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La finale de Case Sanga, vendredi dernier, a été magnifique pour le public et pour les lauréats. En plus d’une somme importante, le vainqueur final, Mamadou Dembélé dit Dabara, a obtenu un trophée. De plus, une tournée internationale le mènera vers plusieurs horizons et lui ouvrira largement les portes du showbiz.

C’est finalement Mamadou Dembélé alias Dabara qui a enlevé la Palme d’or de la 1re édition de Case Sanga . Le talent et la merveilleuse voix de Paméla, selon les termes du jury, n’ont pas suffi pour prendre le meilleur sur l’originalité et la parfaite harmonie que le vainqueur a avec son groupe de balafon et l’orchestre.

Qui plus est, Dabara est une « véritable bête de scène ». Il s’en est sorti haut les mains avec une moyenne de 17 sur 20 contre 15 sur 20 pour Paméla. Il a aussi recueilli 2290 voix (70,35 %) contre 973 voix (29,65 %) pour Paméla au niveau du vote du public par SMS.

Comme pour témoigner l’ampleur et l’engouement que Case Sanga a suscités chez les Bamakois, le Palais de la culture Amadou Hampaté Bâ était plein comme un œuf. Les spectateurs ont commencé à faire leur entrée dans la salle Bazoumana Sissoko dès 13 h et à 16 h, il n’y avait plus de billets à vendre malgré la spéculation. Même les petits revendeurs, qui se sont frottés les mains, n’en avaient plus.

Dans la salle, l’ambiance était bonne à vivre avec un public surexcité et fortement coloré. L’on pouvait voir des banderoles, des pancartes, des affiches à l’effigie de Dabara ou de Paméla. Mieux, trois spectatrices arboraient des t-shirts blancs sur lesquels on pouvait lire « Da-ba-ra ».

Les fans avaient de la peine à s’asseoir tant ils étaient charmés par les prestations des uns et des autres. Toutes choses qui ont occasionné des débordements et donné du fil à retordre aux forces de l’ordre.

Les mélomanes ont certes savouré toutes les prestations, mais ils ont apprécié à leurs justes valeurs les duos de la marraine Oumou Sangaré avec Paméla et celui d’Abdoulaye Diabaté avec Dabara.

Des applaudissements nourris ont suivi le fait qu’Abdoulaye Diabaté ait offert son traditionnel bonnet blanc à Dabara sous le regard admirateur de la diva Ami Koïta.

S’il y a quelqu’un dont le nom a été le plus scandé, c’est Mohamed Diaby. Pendant les minutes d’interruption dues à des coupures d’électricité ou quand il accompagnait les finalistes et les artistes invités dans leurs prestations, « l’ami du prophète Muhammad » (PSL) a été célébré par ses fans.

La soirée a été aussi agrémentée, entre autres, par la remise d’un tableau fait à son image à la marraine, la présentation de l’album Case Sanga, la remise de diplômes aux huit lauréats et aux partenaires ainsi que des mots de gratitude des organisateurs à tous ceux qui les ont accompagnés dans cette première expérience.

Les initiateurs, Papa Ouane et Ander Baba Diarra, ont sollicité le soutien du public pour pérenniser Case Sanga et, par la même occasion, rendre service à cette « riche et authentique culture qui est la nôtre ».

Au finish, les spectateurs, visiblement plus acquis à la cause de Dabara, affichaient généralement une satisfaction perceptible. « Dabara est le meilleur. Il mérite sa victoire », nous ont dit beaucoup de ses fans.

En tout cas, cette première édition de Case Sanga a été un franc succès. Pour preuve, la résidence n’a cessé de drainer du monde.

En plus de la mobilisation au plan national, où certains voulaient usurper la paternité de l’émission de télé-réalité à ses initiateurs, Case Sanga est fortement enviée par des pays de la sous-région comme le Sénégal, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire… qui sont prêts à emboîter le pas au Mali.

Ogopémo Ouologuem- Ramata Kéita

10 septembre 2007.