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Le deuxième jour de discussions à Addis Abeba entre les présidents soudanais Omar el-Béchir et sud-soudanais Salva Kiir a pris fin lundi soir sans accord sur les différends qui les ont menés au bord de la guerre au printemps, malgré la pression internationale. Peu d’informations ont filtré sur le déroulement et l’avancée des discussions à huis clos visant à régler définitivement les questions laissées en suspens par l’accord de paix de 2005, qui a mis fin à des décennies de guerres civiles entre rebelles du sud et gouvernement de Khartoum et a débouché sur l’indépendance du Soudan du Sud en juillet 2011.La communauté internationale, très inquiète d’un risque que les différends entre Juba et Khartoum ne dégénèrent en un nouveau conflit à grande échelle, a accentué sa pression sur les 02 chefs d’État pour qu’ils parviennent à un accord définitif. Un ultimatum de l’UA, repoussé après que la première date-butoir du 2 août eut été dépassée, a expiré samedi. L’ONU a menacé les 02 pays de sanctions s’ils ne parvenaient pas à s’entendre. Les 02 pays ont cependant un besoin urgent d’un accord, le conflit ayant conduit leurs économies respectives au bord de l’effondrement, surtout depuis que Juba a stoppé sa production pétrolière en janvier, furieux que Khartoum ait prélevé un partie de son pétrole pour se payer, faute d’accord sur les redevances de transit. AFP.