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L’éducation occupe une place prépondérante dans la coopération canado-malienne.

La ministre de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales Mme Sidibé Aminata Diallo, a offert, le jeudi 7 août, un cocktail d’adieu à l’Ambassadrice du Canada au Mali, S.E Isabelle Roy, en fin de mission. Occasion pour les deux responsables de souligner l’excellence des relations canado-maliennes, particulièrement dans le domaine de l’éducation.

L’Ambassadrice canadienne a déclaré dans son allocution que l’ensemble des ambassadeurs et ambassadrices qui l’ont précédée et qui lui succèderont sont, sans doute, unanimes sur le constat que l’enseignement de base en particulier et le système éducatif malien en général ont besoin d’un coup de pouce.

Elle a indiqué que c’est pour cette raison qu’elle invite l’Etat malien en priorité et ses successeurs à se concerter et à collaborer afin de lever tous les goulots d’étranglement à la promotion de l’éducation, de la culture et du développement. Isabelle Roy a relevé que son appui au Mali, qui a adopté un projet national sur le dossier de l’éducation depuis près de 18 ans, ne fera pas défaut dans l’accompagnement de ce projet.

Elle a souligné que la conception d’un manuel scolaire, les dons de fournitures et livres sont complémentaires à la construction des établissements scolaires et de nouvelles salles de classes. »Au cours de ces trois ans, j’ai sillonné les régions de Kayes, Ségou, Gao et Tombouctou parmi lesquelles l’exemple de Gao était particulièrement encourageant ; la qualité de dialogue permet l’évaluation des situations scolaires, y compris les points qui fâchent », a confié la diplomate canadienne.

De son côté, Mme Sidibé Aminata Diallo a précisé que, depuis les années 90, le système éducatif malien se trouve confronté à plusieurs défis : effectifs pléthoriques des classes (220 élèves en 2ème année du primaire à Sikoroni) dûs à un manque d’infrastructures d’accueil, insuffisance de maîtres rendue dramatique par la faiblesse de leur formation. Et, enfin, un facteur non moins important, qui contribue à diminuer les performances des élèves : il s’agit de la pénurie des manuels dans les écoles.

Elle a soutenu que dans la recherche d’alternatives à ces insuffisances, le ministère chargé de l’Education de base, à l’époque, a adressé aux partenaires canadiens une requête visant à l’appuyer dans la réimpression de trois manuels de français de 3ème, 4ème et 5ème années.

L’appui recherché se situait dans la philosophie de l’accompagnement : « apprendre à pêcher à celui qui a faim au lieu de lui servir simplement du poisson » a-t-elle ajouté. Elle a noté aussi que 422.856 exemplaires, d’une valeur de 350.000 $ canadiens, soit 147 000 000 de FCFA, ont été obtenus.

Grâce à ce même financement, 548 formateurs de maitres dont 40 femmes, ont pu être formés à la gestion pédagogique et administrative des livres dans un contexte de décentralisation.

La ministre de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues nationales a souligné que, depuis 1999, le département en charge de l’Education et la Coopération ont inauguré une nouvelle forme de partenariat que l’on pourrait qualifier d' »une aide qui aide à se passer de l’aide« .

Moulaye HAIDARA

12 Août 2008