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Alors qu’elle était sur le point de terminer sa tournée en Afrique, Mme Laura Bush a exprimé son soutien et promis des aides supplémentaires à des pays qui étaient aux prises avec le sida et le paludisme et à d’autres pays qui s’employaient à accroître la scolarisation des enfants. Elle a achevé son voyage de cinq jours le 29 juin au Mali, après s’être rendue au Sénégal, au Mozambique et en Zambie.

En Zambie, le coordonnateur de la lutte des Etats-Unis contre le sida à l’étranger, M. Mark Dybul, qui accompagnait Mme Bush, a annoncé que les Etats-Unis augmenteraient leur aide à ce pays de 266 millions de dollars sur cinq ans. Cette somme proviendra du Plan présidentiel d’aide d’urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR).

La Zambie devait recevoir 534 millions de dollars durant les quatre premières années du PEPFAR, mais cette somme sera portée à 800 millions de dollars, a-t-il précisé.

Mme Bush a visité plusieurs projets zambiens financés par le PEPFAR, par l’Initiative présidentielle de lutte contre le paludisme, par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), et par un groupe de sociétés dénommé Global Business Coalition.

Ce groupe oeuvre de concert avec des Etats et des organisations non gouvernementales en vue de la réalisation de programmes de lutte contre le sida. Mme Bush a annoncé la future distribution de 500.000 moustiquaires destinées à protéger la population du paludisme, maladie qui, selon la Fondation zambienne de lutte contre le paludisme, fait souvent plus de victimes que le sida en Zambie.

Dans une école de Lusaka, Mme Bush et sa fille Jenna ont inauguré une “PlayPump” (pompe-jeu), sorte de tourniquet combiné à une pompe à eau qui permet de tirer profit de l’exubérance naturelle des enfants pour obtenir une source fiable d’eau potable. Cela leur évite en outre d’apporter de l’eau de chez eux chaque jour.

Ces deux projets sont des exemples de la coopération entre secteur public et secteur privé chère au président Bush. Ainsi, des entités aussi variées que la société Coca-Cola, la société Johnson & Johnson, la fondation Case et l’Association nationale de basket-ball (NBA) participent au projet de distribution de moustiquaires.

Tout au long de son voyage, Mme Bush n’a cessé d’insister sur l’importance des associations confessionnelles. “Les institutions religieuses apportent une touche salvatrice à la lutte contre le sida”, a-t-elle affirmé lors d’une réunion au Centre Mutata.

Grâce à un réseau de bénévoles, ce centre offre des soins à domicile aux séropositifs, aux orphelins et autres enfants en situation vulnérable, et donne des informations sur la transmission du VIH et sur les façons de s’en protéger. Il est financé par RAPIDS, qui regroupe des organismes tels que World Vision, l’Armée du Salut, Africare, Catholic Relief Services et le Population Council.

Au Sénégal, Mme Bush a visité l’hôpital Fann de Dakar en compagnie de l’épouse du président de la République sénégalaise, Mme Viviane Wade. Cet établissement soigne les personnes atteintes du sida et accorde une grande importance à leur alimentation. M. Steve Bolinger y a planté un jardin potager lorsqu’il faisait partie du Corps de la paix.

Il est resté sur place pour créer Development in Gardening (DIG, Développement par le jardinage), organisation non gouvernementale qui aide les séropositifs à maintenir une bonne qualité de vie. L’hôpital et le jardin potager sont en partie financés par l’USAID.

Durant son voyage en avion à destination du Sénégal, Mme Bush a dit aux journalistes qui l’accompagnaient qu’il était important pour l’Afrique que les Etats-Unis et les Etats africains coopèrent “sur le terrain” et qu’ils essayent de tirer parti le plus possible des fonds disponibles afin d’aider le maximum de gens.

Lors de la cérémonie de remise de bourses organisée à l’école primaire Grand-Médine de Dakar dans le cadre de l’Initiative en faveur de l’enseignement en Afrique (AEI), Mme Bush a déclaré : “Un investissement dans le secteur de l’enseignement, aussi insignifiant soit-il, est toujours utile”. En outre, ce secteur permet aux pouvoirs publics de remplir leurs obligations envers les habitants du pays, a-t-elle ajouté. “Le peuple américain est fier de vous soutenir dans cette entreprise”, a-t-elle affirmé.

Le célèbre musicien sénégalais Youssou N’Dour, qui est également ambassadeur de bonne volonté de l’ONU et promoteur de l’amélioration de la santé en Afrique, a participé à cette cérémonie.

L’AEI a contribué à fournir près de 500 000 livres à des enfants sénégalais. Mme Bush a déclaré que, au cours de l’été, l’AEI allait expédier 800 000 manuels scolaires de plus au Sénégal. “Les personnes instruites font plus attention à leur santé et transmettent leurs connaissances à leurs enfants et à leur entourage”, a-t-elle fait remarquer.

Un temps fort de sa visite au Mozambique a été l’annonce du versement de 507 millions de dollars par la Société du Compte du millénaire afin de moderniser l’infrastructure du pays et de s’attaquer au paludisme.

A Maputo, Mme Bush a visité les installations des participants à la Campagne oecuménique contre le paludisme au Mozambique. Elle s’est notamment arrêtée dans un hôpital pour enfants et a visité Positive Tea, un groupe de soutien aux femmes. A son ordre du jour figuraient la promotion de la pulvérisation d’insecticides contre le paludisme et la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide.

L’émancipation des femmes a été l’autre grand sujet de sa tournée. Elle a participé à une table ronde sur ce sujet au Mozambique et a visité deux établissements en Zambie, Flame et WORTH, qui s’occupent d’enfants en situation vulnérable, de mères célibataires, de veuves et de femmes âgées. WORTH offre également des micro crédits pour financer la création de petites entreprises.

Mme Bush a exprimé son admiration pour le personnel dévoué, souvent bénévole, qui s’occupe des maladies et qui contribue à informer la population sur le sida, maladie encore souvent entourée de stigmatisation en Afrique.

A son étape finale, à savoir Bamako au Mali, elle a visité une école financée par l’AEI et souligné l’importance de l’accord conclu entre le Société du Compte du millénaire et le gouvernement malien afin de réduire la pauvreté dans le cadre d’un programme quinquennal de développement économique de quelque 460 millions de dollars.

Source/service d’information de l’ambassade des États-Unis d’Amérique a Bamako

04 juillet 2007.