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La campagne des élections locales en Guinée s’achève vendredi, avec pour la première fois une compétition a priori ouverte pour désigner les conseils municipaux, dans un pays marqué par plus de 50 ans de régimes autoritaires. Quelque 5,9 millions d’électeurs sont convoqués dimanche à ce scrutin, qui devait se tenir en 2010 mais a été constamment reporté depuis, malgré de nombreuses manifestations de protestation, souvent meurtrières. Juché sur le toit d’un immeuble surplombant l’autoroute « Fidel Castro », qui traverse Conakry, Mamady Diané accroche drapeaux et banderoles jaunes, la couleur du parti du président Alpha Condé, dans la commune de Matam. « J’ai tout arrêté, je me mets à la disposition de mon parti et de mon candidat pour ces élections communales », explique à l’AFP ce vendeur de pièces détachées, vêtu d’un uniforme, jaune également. Les dernières élections locales remontent à 2005, sous la présidence du général Lansana Conté (1984-2008), dont le parti avait raflé plus de 80% des suffrages, ainsi que 31 des 38 communes urbaines et 241 des 303 communes rurales que comptait alors le pays. Les mandats des exécutifs municipaux étant arrivés à échéance, ils ont été remplacés par Alpha Condé, élu en décembre 2010.AFP