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Mettre en place une véritable politique de promotion et de valorisation du lait malien pour assurer une autosuffisance de ce produit. C’est la réflexion à laquelle les acteurs de la filière lait s’attèlent depuis hier lundi 5 novembre autour du ministre de l’Elevage et de la pêche, Mme Diallo Madeleine Ba.

Malgré ses immenses potentialités dans la production de lait, le Mali reste et demeure un des gros importateurs de ce produit, avec la clé entre 10 à 16 milliards de FCFA par an. La hausse du prix du lait sur le marché mondial depuis le mois de mai a davantage compliqué la situation pour certains pays comme le Mali où les prix ont pris l’ascenseur.

Cette crise mondiale est venue mettre au grand jour les difficultés que rencontre le Mali dans l’approvisionnement des populations en lait.

Afin d’assurer sa propre autonomie dans la production de cette denrée précieuse le gouvernement malien, à travers le Ministère de l’Elevage et de la pêche, est en train d’initier une politique de promotion et de valorisation du lait local.

Ainsi, la nouvelle ministre de l’Elevage et de la pêche, Mme Diallo Madeleine Ba, a rencontré, hier lundi 5 novembre, l’ensemble des acteurs impliqués dans la production et la transformation des produits laitiers au Mali. C’était dans la salle de conférence de la Direction Administrative et Financière (DAF) du département en charge de l’Elevage et de la pêche.

A travers cette rencontre, il s’agit pour les acteurs du secteur de chercher les voies et moyens pour la mise en place d’une véritable politique de promotion et de valorisation du lait malien. Cela, pour assurer une autosuffisance nationale dans l’approvisionnement des populations.

Pour la Ministre, Mme Diallo Madeleine Ba, le sous-secteur de l’Elevage joue un rôle prépondérant dans le développement économique de notre pays. Elle a souligné que « Si le Mali peut se réjouir d’être autosuffisant en viande et même d’exporter une quantité remarquable de bétail sur pied, tel n’est pas le cas du lait pour lequel notre pays demeure un grand importateur« .

Et pourtant selon elle, « ce sont plus de 4 millions de personnes qui vivent des revenus tirés du sous-secteur de l’élevage. D’ailleurs, il occupe à travers l’exportation du bétail sur pied la troisième place des produits d’exportation du Mali après l’or et le coton. Et contribue à hauteur de 11% du produit intérieur brut… « .

Pour la Ministre de l’Elevage et de la pêche, l’espoir est permis pour renverser la tendance. « Le Mali dispose de races bovines à potentiel laitier très appréciable comme zébu Azawak et zébu Maure. Les noyaux de croisements avec les races laitières exotiques autour des centres urbains sont de grands atouts pour le Mali« , a indiqué Mme Diallo Madeleine Ba.

Elle a ainsi exprimé que « la conjoncture économique internationale, marquée par une hausse excessive des prix des produits alimentaires, se présente comme une opportunité pour notre pays de faire la promotion de sa production laitière locale et de développer à terme une industrie nationale sur la filière« .


Kassoum THERA

06 novembre 2007.