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Ne dit-on pas qu’un homme averti en vaut deux ! C’est certainement la raison de l’inquiétude du syndicat de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles qui ne veut pas tomber dans le désastre de licenciement qu’ont connu les travailleurs de l’Huicoma, nouvellement privatisée. Ainsi, il exige un certain nombre de conditionnalités dont notamment un plan social en bonne et due forme d’ici demain (mardi 20 mars 2007) sinon un débrayage de 48 heures s’en suivra et éventuellement un débrayage illimité pour leur satisfaction.

Prévue pour 2006, la privatisation de la CMDT s’est prolongée jusqu’en 2008 et se fera de façon progressive grâce à un moratoire du Président de la république Amadou Toumani Touré.

Il s’agit d’abord de la filialisation qui consiste à créer différentes zones de coton notamment quatre (la zone ouest, celle de Kita ; la 2ème, la zone centre c’est-à-dire la zone de Fana, Bamako et zone OHVN ; une 3ème zone qu’on appelle la zone sud : Bougouni et Sikasso et la 4ème zone est celle qui de Koutiala et San) qui seront contrôlées et dirigées par la CMDT avant la privatisation proprement dite.

Cependant, après des promesses non tenues au niveau de l’Huicoma, pour mieux garantir ses arrières, le syndicat s’est décidé de prendre le taureau par les cornes. En négociation depuis un certain temps avec le Gouvernement pour certaines conditionnalités dont notamment :
– impliquer les travailleurs dans la commission technique de suivi mis en place par décision n°06-00102 MEF/SG du 24 novembre 2006, et dans toute autre commission créée à cet effet ; – de formaliser par écrit le financement par l’Etat du plan social de 2003 de la CMDT ;
– d’appliquer ce plan social avant filialisation de la CMDT, sans succès, le syndicat a déposé un préavis de grève allant du 02 au 16 mars dernier.

Ne parvenant pas à avoir satisfaction, le Secrétaire général de la filière coton M. Zakariyaou Diawara, M. Mamadou Sissoko et tout leur staff ont animé un point de presse à la case de la CMDT le samedi dernier.

Au cours de laquelle conférence, le syndicat a manifesté son insatisfaction et décide de déclencher une grève de 48 heures qui risque d’être suivie d’une illimitée si et seulement si leurs revendications n’aboutissent pas.

Rappelons qu’il était prévu une rencontre entre le syndicat et le Gouvernement hier (dimanche 18 mars). Mais au moment où nous mettions sous presse, rien n’avait filtré de cette ultime rencontre.

B. DABO

19 mars 2007.