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Le 3 avril, la Cour constitutionnelle a rendu public son arrêt fixant la liste des candidats à la présidentielle. 8 compétiteurs ont alors pu s’aligner sur la ligne de départ : Amadou Toumani Touré, Ibrahim Boubacar Keita, Mamadou Sangaré, Tiébilé Dramé, Soumeylou Boubèye Maïga, Oumar Mariko, Madiassa Maguiraga et Mme Sidibé Aminata Diallo.

Cette dernière devient ainsi la première femme à participer à la présidentielle dans l’histoire de notre pays. Amadou Toumani Touré, lui, se portait candidat à sa propre succession à l’issue d’un premier mandat de 5 ans.

La campagne électorale a démarré le dimanche 8 avril. Les 8 candidats, dans la mesure de leurs moyens, sont partis à la conquête des électeurs par l’entremise de meetings, réunions, contacts de proximité. Ils avaient 21 jours pour convaincre le maximum d’électeurs de porter leur choix sur eux.

Amadou Toumani Touré a été réélu dès le premier tour avec 70,89 % des suffrages exprimés. Son suivant immédiat, Ibrahim Boubacar Kéïta, a obtenu 19,08 % des voix. La troisième place est revenue à Tiébilé Dramé avec 3,04 % des votes. Suivent dans l’ordre : Oumar Mariko (2,74 %), Mamadou Sangaré (1,57 %), Soumeylou Boubèye Maïga (1,46 %), Mme Sidibé Aminata Diallo (0,54 %) et Madiassa Maguiraga (0,30 %).

Réélu donc avec une majorité confortable, Amadou Toumani Touré a prêté serment le 8 juin 2007 au centre international de conférence de Bamako en présence de 7 chefs d’État, d’une cinquantaine de délégations étrangères et d’une foule nombreuse.

Avant d’être renvoyé par la Cour suprême à ses fonctions, il a lu la formule consacrée : « Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain, de remplir mes fonctions dans l’intérêt supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national. Je m’engage solennellement et sur l’honneur à mettre tout en œuvre pour la réalisation de l’unité africaine« .

Dans son discours d’investiture, le président réélu a insisté sur la nécessité d’un véritable changement de comportement à tous les niveaux. Il a présenté son Programme de développement économique et social (PDES) qui vise « à produire davantage, à distribuer équitablement les fruits de la croissance, puis à investir dans l’avenir et à moderniser la société« .

Essor

06 Juin 2008