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Des partis politiques se sont réunis, mardi dernier, au Centre international de conférences de Bamako, sur la question du fichier électoral. Il convient de rappeler que c’est la quatrième concertation, à huis clos, des partis politiques, depuis la réunion tenue avec leurs experts, le 30 juin dernier. En effet, leurs experts les avaient mis devant un fait accompli : ‘’ tout ce que l’Administration territoriale et la DGE nous ont présenté, c’était pour expliquer l’impossibilité pour l’Administration territoriale de boucler le travail du RAVEC dans les délais constitutionnels, c’est-à-dire avant 2012.

C’est un constat de carence. L’Administration n’est pas prête, ‘’ avait indiqué Mahamadou Sissoko, expert de l’Urd. C’est dire que le gouvernement avait fait un constat de carence et proposé un fichier électoral consensuel. Prenant acte du constat de carence, la classe politique a décidé de réagir en faisant des propositions.

Celles- ci, selon nos sources, ont été mentionnées, mardi dernier, dans un document remis, hier, au ministère de l’Administration territoriale et des collectivités locales. Au demeurant, il faut rappeler que les experts commis pour le fichier électoral avaient recommandé, entre autres, une meilleure identification de l’électeur de telle sorte que quelqu’un d’autre ne puisse utiliser sa carte d’électeur, la localisation des bureaux de vote de manière à ce qu’ils soient plus proches des électeurs et la destruction des cartes d’électeurs non utilisés lors des élections communales de 2009 et que leurs titulaires soient radiés des listes électorales.

Cela nécessite, avaient-ils dit, une relecture de la loi électorale qui permettrait aussi de supprimer les témoignages et les procurations. En fait, toutes ces propositions du comité des experts n’avaient pas eu la caution des partis politiques, notamment la destruction des cartes d’électeurs. C’est à ce titre qu’ils avaient décidé, à leur tour, de faire des propositions au gouvernement.

Baba Dembélé

21 Juillet 2011.