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Le Délégué général aux élections (DGE), Siaka Sangaré, a indiqué que le fichier électoral fait état de 6 996 086 électeurs, 20 265 bureaux de vote et 11 613 villages, quartiers et fractions nomades. Sont proposés en inscription, a-t-il dit, 478 685 électeurs. Par précaution et puisque les délais étaient très contraignants, a souligné Siaka Sangaré, la DGE a commandé 8 millions de cartes d’électeurs. Ces précisions ont été faites, hier, par le DGE, au cours d’une conférence de presse au Centre international de conférence de Bamako. Il a d’abord tenu à préciser les concepts de fichier et de liste électorales.

Par liste électorale, a-t-il soutenu, il faut entendre l’ensemble des électeurs d’une commune, ou d’une juridiction diplomatique ou consulaire. C’est à ce titre, a-t-il souligné, qu’on parle des listes électorales des 703 communes et des 37 (chiffre qui peut varier) juridictions diplomatiques et consulaires du Mali. Le fichier électoral, a déclaré Siaka Sangaré, est l’ensemble des listes électorales enrichi des informations relatives aux bureaux de vote et aux cartes d’électeurs.

C’est ce qui est communément appelé le fichier des élections. La DGE a la charge d’élaborer et de gérer le fichier électoral. Il a expliqué la procédure suivie après réception des tableaux rectificatifs des commissions administratives. Il a affirmé que des opérations de traitement sont effectuées pour la saisie, le contrôle, les purges, le «dédoublonnage».

Ces opérations sont ensuite notifiées aux préfets et maires avant de passer à la phase des affectations par bureau de vote. Siaka Sangaré a fait état des difficultés liées à l’éloignement des électeurs de leurs bureaux de vote, que ce soit en milieu urbain qu’en zone nomade, problème, a-t-il ajouté, qui ne sera résolu qu’avec le Ravec.

L’empressement dû aux délais, selon le DGE, les a obligés à sauter une étape, et donc, de ne pas verrouiller le fichier électoral. La procédure a ensuite fait place à la phase d’impression et à celle de la personnalisation. Siaka Sangaré a précisé que les 6 996 086 électeurs concernent les Maliens de l’intérieur. Ensuite, l’image de la carte électorale du Mali faisant ressortir le répertoire global, a été présentée et commentée à la presse.

Le DGE n’a pas manqué de s’exprimer sur la fameuse étude, qui, selon lui, n’est pas du tout confidentielle. Il a regretté que les partis politiques n’aient pas été associés à ce travail après qu’il fût présenté au ministère de l’Administration territoriale et des collectivités locales.

Pourtant, c’est la CENI qui a rejeté l’application de l’étude, ce que Siaka Sangaré a déploré en soutenant que c’est dû à un malentendu, un quiproquo, car les motifs que la CENI a évoqués ne l’ont pas convaincu. Il a néanmoins réitéré ses observations sur les insuffisances du fichier liées aux problèmes issus du RACE et de notre état-civil obsolète.

Ces difficultés, a-t-il reconnu, ont créé des anomalies dans les listes électorales et entraîné les inconvénients de la fraude, des coûts élevés et du faible taux de participation.

Il a fait remarquer que c’est le cadre consensuel qui prévaut dans notre pays qui justifie la légitimité et la fiabilité des élections. L’organisation des élections, dans aucun pays, a-t-il laissé entendre, ne peut être parfaite. Concernant le financement public des partis politiques, il a confirmé que tous les partis ont décaissé leur cote part. La DGE, a-t-il signalé, a tout fait pour que les partis politiques soient financés avant les communales.

Baba Dembélé

03 Avril 2009