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Elle s’est répandue dans le monde entier comme une traînée de poudre, en faisant le bonheur des mélomanes et des gens en mal de manifestation populaire.

Regroupant tous les genres musicaux, elle s’adresse à tous les publics. Elle a pour objectif de populariser la pratique musicale et de familiariser jeunes et moins jeunes de toutes conditions sociales à toutes les expressions musicales. Une occasion inespérée de dialoguer librement en musique, pourrait-on ajouter.

Lancée en France en 1982, l’initiative est célébrée tous les 21 juin. Elle sera marquée encore une fois chez nous par de nombreux concerts populaires. La Maison de production et de promotion Seydoni-Mali et le Centre culturel français de Bamako sont les deux organisateurs de ces concerts.

Pour la 6è fois consécutive, Seydoni Mali apporte à la Fête la musique une innovation de taille, à travers sa programmation et son déroulement. Cette année Seydoni-Mali se propose d’installer au Palais de la culture un village de la fête les 20 et 21 juin avec des stands d’exposition-vente, des restaurants et un podium pour la prestation des artistes.

Celui-ci dernier accueillera des artistes de renommée comme : Mangala Camara, Soumaïla Kanouté, Doussou Bakayoko, Assétou Kanouté, Yéli Fuzo, Sadjo Sidibé, Alou Sangaré, entre autres.

Cerise sur le gâteau, un grand concert sera donné samedi au stade Modibo Keïta par la star mondiale du reggae, Alpha Blondy, et son groupe le Solar System au grand complet. En lever de rideau le podium sera animé par Koko Dembélé, Master Soumi, Penzy et d’autres artistes et jeunes talents maliens.

Au même moment, c’est un véritable dialogue culturel que propose le Centre culturel français avec Djelimady Tounkara, l’homme à la guitare électrique qui a longtemps fait les beaux jours du Rail Band du Buffet-hôtel de la gare.

Il sera épaulé par les DJmawi Africa (groupe de Gnawa d’Algérie). Ce groupe de 9 artistes mêle instruments traditionnels et modernes comme la guitare acoustique, le violon, la derbouka, la basse, la batterie, entre autres. Leur musique est un mélange de Gnawa, de rock, de blues, de chaabi et de musique traditionnelle maghrébine Leur titre-phare « Mama » est un hommage à toutes les mères algériennes, africaines et du monde entier.

Le service culturel de l’ambassade de France à Bamako a contribué fortement à enraciner cette manifestation. Le CCF organise depuis lundi des concerts gratuits dans toutes les communes de Bamako sur des places publiques et en plein-air.


Y. DOUMBIA

20 Juin 2008