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Le film « Ra, la réparatrice » de Mamadou Cissé représentait l’Afrique subsaharienne

Le réalisateur Mamadou Cissé vient de participer à la 11è édition du Festival international des films documentaires d’Ismaïlia qui s’est déroulée du 3 au 9 septembre en Egypte. La participation de Mamadou Cissé à ce grand rendez-vous des films documentaires n’est pas fortuite puisqu’il représentait l’Afrique subsaharien dans ce festival à travers son film « Ra, la Réparatrice » dans la compétition. Plusieurs films des pays Arabes, d’Europe, d’Asie et d’Amérique étaient présents.

Mamadou Cissé s’est dit honoré de représenter l’Afrique Subsaharien au Festival international des films documentaires d’Ismaïlia, même si, son film n’a pas été primé.
« Le fait que mon film a été retenu, c’est une grande satisfaction pour moi. J’étais le seul africain subsaharien à ce festival. C’est le Mali qui était donc honoré par ma modeste personne. La rencontre m’a permis de créer beaucoup de contacts. J’ai connu plein de gens avec qui nous allons commencer à collaborer« . Pour participer à ce festival, le Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM), une structure dirigée par Moussa Ouane, a remis une enveloppe symbolique à Mamadou Cissé.

« Ra, la Réparatrice » est un documentaire de 26 minutes qui a été réalisé en 2006 grâce au soutien de la Coopération Française et de Helvetas. Ce film était présent du 19 au 25 août dernier à Lussas 2007 sur les Etats généraux du film documentaire. Cette rencontre, qui se tient depuis 1989, a réuni les professionnels du documentaire de création. Malheureusement, le réalisateur n’a pu effectuer le déplacement, faute de moyens. C’est au cours de cette rencontre que les organisateurs du festival international d’Ismaïlia ont retenu le film.

« Ra, la réparatrice » retrace la vie d’une femme nommée Ramata Coulibaly qui est une sacrée jeune femme. A 25 ans, elle est réparatrice de groupes électrogènes, de pompes et de tondeuses à gazon. Ce qui n’est pas un « métier de femme« , selon le réalisateur. Malgré tout, Ra dirige son atelier d’une main de maître. Elle a appris en regardant faire les autres.

Alou B HAIDARA

21 septembre 2007.