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tamtam.jpgLa semaine dernière, à la Maison des jeunes de Bamako, une conférence de presse organisée par l’association culturelle « Domba » a marqué le lancement des préparatifs de la 4è édition du Festival international de percussion de Bamako (Festip) qui se déroulera du 7 au 15 avril prochains dans le district de Bamako et à Kayes.

La conférence a été animée par N’Tji Diakité, président de l’association « Domba » et directeur du festival, Idrissa Guindo, directeur national de la Jeunesse, et les directeurs de la Maison des jeunes, Modibo Traoré, de l’Institut national des arts (INA), Ibrahim Kamara, du Carrefour des jeunes, Mme Djénébou Sanogo.

Né du constat inquiétant que le tam-tam rythmique, ses sons et pas de danse ont tendance à se diluer dans les apports extérieurs, le Festival international de percussion de Bamako (Festip) a été initié en 2003 par N’Tji Diakité.

Regrouper les percussionnistes autour du tam-tam pour pérenniser ses traditions et ses valeurs représente le principal objectif recherché par le Festip.

De même, le Festip se veut un espace de rencontres et d’échanges entre artistes, pour se connaître, sympathiser, échanger leurs expériences dans un esprit fraternel, tout en aiguisant chez eux l’esprit de la création artistique contemporaine.

En effet, le festival entend, revaloriser les instruments de percussion, mettre en réseau des spécialistes de la percussion à travers le monde, et créer une importante banque d’images et de données sur la percussion.

Le Festip espère attirer les historiens, les chercheurs, les agences de voyage, les hôteliers, les artistes, les musiciens.

Faire de Bamako la capitale de la percussion africaine, reste également une grande ambition du Festip.

Pour la réussite de la fête, l’association « Domba », compte sur le concours financier des ministères de la Culture, de la Jeunesse et des Sport, de l’Artisanat et du Tourisme, du Réseau international pour la diversité culturelle (Canada), et de l’Agence française de développement (AFD).

Au programme du Festip : Durant une dizaine de jours, groupes de percussion venus de divers horizons vont se produire au Centre culturel français (CCF), au Carrefour des jeunes, à la Maison des jeunes, dans les 6 communes de Bamako et dans la ville de Kayes qui a répondu aux critères de sélection.
Pour cette 4è édition, une innovation majeure aura lieu. En effet, un carnaval sera organisé à travers la ville ; auront également lieu des soirées thématiques, expositions d’objets d’art, un défilé de mode, une conférence sur le rôle de la langue dans le développement d’un pays ainsi qu’un concours de chorégraphie pour les tout-petits.

Brochures et DVD sur les instruments de percussion seront produits et vendus.
Pérenniser l’événement en organisant des stages thématiques de percussion et des expositions d’instruments de percussion, reste une ambition pour les organisateurs du festival.

Le groupe Lokole rythme et la compagnie Nigongolon venus respectivement d’Espagne et de France, spécialement pour l’occasion, Kaly percussion et le Triton stars du Mali ont animé cette cérémonie.

1er mars 2007.