Partager

Le Festival des masques et marionnettes de Markala existe depuis treize ans. Il végète dans la torpeur là où le Festival sur le Niger donne à chaque édition une satisfaction générale.

Porter sur les fonds baptismaux, il y a seulement quatre petites années, le Festival sur le Niger occupe une place de choix dans le pré-carré des grands festivals. Qu’il s’agisse de ceux du Mali ou de la sous-région. Car, le génie créateur de ses initiateurs, leur capacité d’organisation axée sur des atouts culturels touristiques, le tout soutenu par une réelle volonté de participer au développement de la ville de Ségou, a fait de cet événement, une manifestation tant et si bien prisée par tous les Maliens, les Africains, les Européens, les Américains et les Asiatiques.

Ici au Mali, il a même ravi la vedette à tous les festivals, notamment celui de son voisin de Markala, la cité ouvrière. Lequel existe depuis plus d’une décennie. Ce festival-ci, s’il veut sortir de sa léthargie, doit prendre exemple sur celui de la cité des Balanzans. Au lieu de constituer le bisness de quelques individus mercantiles qui s’emmêlent les pénates dans la recherche effrénée de leurs intérêts personnels, somme toute sordides.

Comment comprendre que le festival d’une ville comme Markala, riche en histoire et culture, qui regorge de surcroît de potentialités touristiques inestimables, ne soit pas un vecteur de développement des Markalais ?

En tout cas, le Festival des masques et marionnettes de Markala n’a posé aucun acte de développement. La treizième édition est prévue en mars prochain.

Alassane DIARRA

12 Février 2008.