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L’ouverture officielle de la 7e édition a eu lieu samedi dernier sur la place publique du Deuxième quartier de Gao, près du Tombeau des Askia en présence des autorités politiques et administratives ainsi que de nombreux invités de marque. En effet, des délégations étaient venues de la France, d’Amérique, du Bénin, du Niger, du Burkina Faso et de toutes les régions du Mali, pour prendre part à cette célébration des arts et de la culture songhoy. La forte présence de la presse nationale et internationale a encore donné une grande dimension à l’évènement.

Des fora, des visites guidées, des manifestations et soirées culturelles, des expositions des produits artistiques, des courses de chevaux ont été, entre autres, les grandes attractions de ce festival qui gagne en notoriété au fil des éditions. Et celle que nous venons de vivre a été un véritable printemps historique de la culture songhay.

L’objectif recherché par l’ARPCS, à travers l’organisation de ce festival, est d’enrichir et de conserver ce qui fait l’originalité du patrimoine culturel songhoy à travers l’Afrique et le monde. « La promotion et la réhabilitation de la culture songhoy se comprennent comme une construction des arts culturels songhoy à la grande symphonie culturelle nationale. Le festival songhoy, à travers la diversité de ses manifestations, participe à la grande quête d’identité nationale et africaine de ses acteurs. L’identification et la collecte minutieuse des éléments culturels songhoy contribueront à la consolidation de notre sens actuel de l’humanité », a expliqué Ario Issoufa Maïga, le président de l’ARPCS.

Mosaïque de peuplements

Le Tombeau des Askia, construit en 1495 par Askia Mohamed, atteste de la richesse et de la puissance de l’Empire songhoy aux 15e et 16e siècles. Un empire connu par la diversité de sa culture. « Dans notre espace vital, nos communautés ont toujours vécu en symbiose dans la compréhension et la convivialité. Gao montre non seulement un espace d’amour, mais aussi un espace de cette culture songhoy porteuse de valeur universelle », a déclaré le chef songhoy, Pour lui, la culture songhoy est « un gage de développement économique et social ».

«Le festival a été l’occasion pour la population de vendre et de faire connaître leurs produits artisanaux, de l’élevage, de l’agriculture et de tout ce qui constitue leur activité de tous les jours. C’est un facteur de développement de notre région», a dit, le chef de cabinet du gouverneur de Gao, représentant le chef de l’exécutif régional.

L’espace songhoy est très vaste. Les communautés songhoy se trouvent au Nord du Bénin, au Burkina Faso et au Niger. Toutes ces communautés étaient représentées au festival qui a contribué à consolider l’unité de Gao et de son importante diaspora.

Pour Dr. Mamoudou Djibo, enseignant chercheur à Niamey (Niger) et ancien ministre nigérien de l’Education, ce festival est « une aide culturelle qui regroupe autant de peuples et autant de communautés songhoy de l’Atlantique jusqu’au Sahara ».

« Le festival nous a beaucoup enseigné en ce qui concerne la culture songhoy. Je viens de Gorom-Gorom qui est une ville composée de Songhoy venus du Mali et de Jaman venus du Niger », a expliqué le représentant du Burkina.

Sidiki Doumbia (envoyé spécial)

14 fev 07