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Pour la 6ème année consécutive, l’Association Routes du sud organise le Festival « Daoulaba », une rencontre autour du coton. La manifestation se tient d’habitude au village de Sho à Koulikoro. Mais, cette année de façon exceptionnelle, elle se tiendra à Bamako, pour l’essentiel, du 6 au 9 décembre 2012, au Musée national et à Sho à Koulikoro.

Pendant 4 jours, le Musée national de Bamako sera le temple de la promotion du coton malien. A la faveur de la 6ème édition du Festival « Daoulaba », qui se veut une rencontre autour du coton, l’Association Routes du Sud l’a transformé en véritable sanctuaire dédié au coton. Faites-y un tour et vous comprendrez pourquoi. En tout cas, du 6 au 9 décembre 2012, seul le coton y sera la vedette. Placé cette année sous le thème : « Coton malien facteur de développement économique, humain et de la paix », le Festival « Daoulaba » propose plusieurs activités : une exposition textile, une exposition vente, des conférences débats, des ateliers pour enfant, des visites du musée national par des écoles publiques et des concerts.

Accompagné de Mme Diallo Fadima Touré, ministre du logement et des affaires foncières ; Ousmane Ag Rhissa, ministre de l’artisanat et du tourisme, a présidé le 6 décembre 2012, la cérémonie de lancement de la manifestation. Awa Meité, coordinatrice de l’Association Routes du Sud, a salué la CMDT qui a bien voulu accepter de s’associer à l’événement en sa qualité d’invité d’honneur. Apres avoir salué les différents élans manifestés pour le festival « Daoulaba » qui prouve tout l’intérêt que les uns et les autres accordent au coton malien, Awa Meité a indiqué que l’édition de cette année a été organisée avec des moyens financiers 100% maliens. Salif Abdoulaye Traoré, dans une intervention très applaudie, a mis en exergue, avec les chiffres à l’appui, l’importance du coton dans le développement socio-économique du Mali. Il a indiqué que si la production de graine marchande est transformée à 100% par les industries locales, force est de reconnaitre que la fibre est exportée à 98% sur le marché mondial. Selon lui, la transformation locale porte seulement sur 1,5 à 2% de la production de coton fibre totale.

« L’augmentation de la part de transformation locale est un défi pertinent dans lequel le festival Daoulaba est en train de jouer un rôle héroïque et essentiel », a-t-il déclaré. Ousmane Ag Rhissa, ministre de l’artisanat et du tourisme, a indiqué le Festival « Daoulaba » constitue le meilleur cadre pour mettre en exergue le potentiel de développement que recèle la filière coton en Afrique en général et au Mali en particulier. Il a estimé que la variété des activités prévues durant ces trois jours permettra de se faire une idée sur l’impact du coton transformé dans l’économie malienne à travers les défilés de mode, conférences et prestations artistiques. Selon le ministre, son département et celui de la culture soutiennent de telles initiatives qui concourent à la valorisation du coton en général et du coton biologique en particulier, pour sa transformation et sa consommation locales, voire la professionnalisation de la filière.

« La création du Centre de développement de l’Artisanat textile, le programme d’appui à la filière coton textile (PAFICOT), financé par la Banque africaine de développement et le programme Helvetas d’appui a la transformation du coton biologique, s’inscrivent dans cette vision », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que dès lors, l’organisation du Festival « Daoulaba » apparait comme un moyen efficace d’inciter les Maliens et les visiteurs étrangers à consommer le coton et ses sous-produits en vue de créer des richesses pour tous. Dans le cadre d’une exploitation diversifiée et complémentaire des ressources, le ministre a annoncé la mise en marche de circuits touristiques de « la boucle du coton » et des « sites aurifères », dans les principales zones de production du coton.

Mais, en attendant, il a estimé que le riche programme du festival aidera à mieux appréhender les savoirs et savoir-faire locaux en matière de transformation du coton. Pour donner le ton de ce que sera le concert de Samedi 8 décembre 2012, a partir de 20 heures, au Musée national, Nahawa Doumbia, a tenu en haleine tous ceux qui ont fait le déplacement, le temps du lancement de la 6ème édition du Festival « Daoulaba ».

Assane Koné

Le Républicain du 7 Décembre 2012