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ba.jpg« Le cinéma africain est confronté à certains problèmes, qui ont pour noms la réalisation, la diffusion.

Ma conviction est quand même que nous avons l’avenir devant nous, en termes d’histoire racontée. Nous sommes des peuples de civilisation orale, d’épopée, de contes et de légendes. Ce qui veut dire qu’il y a un potentiel qui existe.

Nous avons aussi l’esprit inventif.

Je vois que l’Afrique a déjà percé du côté de la musique. Nous ne sommes pas à la traîne sur le plan du cinéma, parce qu’aujourd’hui, il n’y a plus une seule grande manifestation cinématographique dans le monde où un Africain ne participe au jury.

C’est vous dire que le cinéma africain est très reconnu et montre une certaine vitalité. Nous avons envie de produire plus.

Pour ce faire, il nous faut de l’argent. Il faudrait que nous sortions du schéma de l’intervention des Etats afin de faire en sorte que le privé s’implique plus, parce ce que nous avons des opérateurs économiques qui brassent des milliards, qui sont peut-être qualifiés seulement dans l’import et l’export.

Mais, si, petit à petit, ils se tournaient vers le secteur des industries culturelles, ils découvriraient que c’est une industrie comme tout autre qui peut leur rapporter beaucoup d’argent
« .

Alou Badra Haïdara / Indépendant

28 fev 07