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Au cours d’une projection des séquences des films maliens engagés dans la compétition à Ouagadougou, suivie d’une conférence de presse au centre national de la cinématographie malienne (CNCM), Moussa Ouane, directeur du CNCM, a indiqué que le Mali allait à Ouagadougou avec des arguments solides : Cinq films en compétition. «Fantan Fangan», un long métrage de fiction de 88 mn co-réalisé par Adama Drabo et Ladji Diakité, est engagé dans la compétition officielle des longs métrages.

Ce film à l’instar d’une vingtaine d’autres a été retenu parmi plus de 380 films africains pour concourir pour l’étalon de Yennega. A côté de ce long métrage malien, nous avons le film de Daouda Coulibaly qui est engagé dans la compétition des courts métrages. Intitulé «Nziri Nin Kera Yèrèmahonya Waatiyé» ou «il était une fois l’indépendance», ce film a été réalisé par un Malien de la diaspora, résident en France. Dans la catégorie des films documentaires, notre pays sera représenté par «Aru» de Léopold Togo et par «Emertery stories : A rebel missionnary in South Africa» du Professeur Cheick Chérif Kéïta, Malien enseignant aux Etats-Unis.

Notre pays est aussi présent dans la catégorie «Séries et sitcoms», avec la série intitulée «Duel à Dafa» du réalisateur Ladji Doukouré. En plus des films maliens, notre pays cette année au centre du festival du cinéma africain avec l’honneur qui a été fait à notre compatriote Cheick Modibo Diarra, en le désignant comme parrain de l’édition 2009. C’est d’une ambiance riche en sons et en couleurs que la délégation malienne a participé à la cérémonie officielle d’ouverture de la manifestation.

Mais, avant le spectacle riche en couleurs, Simon Compaoré, maire de Ouagadougou a mis un accent particulier sur la particularité de l’édition de cette année, en ce sens qu’elle coïncide avec les 40 ans de la manifestation et surtout par le choix délibéré de rendre hommage à Sembene Ousmane pour le travail exceptionnel qu’il a fait pour le cinéma africain. Mais, de tous les hommages rendus à feu Sembene Ousmane, celui de Cheick Modibo Diarra a été le plus poignant. Il a présenté Sembène Ousmane comme un insoumis qui a refusé de se cloîtrer entre les quatre murs d’un bureau à un moment où la plupart des cadres africains de cette époque n’aspiraient qu’à de tels postes. «Il a choisi à travers le cinéma de construire notre avenir avec notre propre soleil», a-t-il déclaré.

Avant d’indiquer que le FESPACO est indéniablement un espace de promotion des œuvres cinématographiques qui ont contribué à la promotion de la culture africaine dans le monde. Pour mieux réussir cette mission, il a invité les cinéastes et créateurs africains à saisir les avantages formidables du numérique pour faire connaître davantage la culture africaine dans ses moindres détails.

Assane Koné

Envoyé Spécial

04 mars 2009