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Les représentants des orpailleurs, réunis au sein d’un collectif, étaient face à la presse le vendredi dernier au siège de la radio Kayira. Ils tenaient, par cette conférence de presse, à attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les violences dont ils ont été victimes de la part des forces de sécurité déployées sur le terrain.

Le Collectif des orpailleurs se dit être choqué de la manière dont ses membres ont été expulsés de leur lieu de travail. Ils accusent les forces de sécurité d’aller au-delà de leur mission de sécurisation des personnes et des biens.
Moussa Bagayoko, un des conférenciers enfonce le clou : «Les forces de sécurité ont pillé nos maisons, ils nous ont battus, torturés et endommagé nos matériels de travail», «les femmes ont subi toutes sortes d’humiliation».

Et Issa Sy, de la confrérie des chasseurs de Foroba, d’ajouter qu’«ils sont sans nouvelle de plus de 2000 personnes. Concernant le bilan, il est de 14 blessés hospitalisés à Sélingué et un mort».
Sékouba Yaffa, un porte-parole du Collectif des orpailleurs, se dit «être surpris de l’arrivée sur le site des gendarmes et des gardes. Pour lui, rien ne présageait un tel déferlement des forces de sécurité dans les placers. Pour la simple raison que AGC, propriétaire du site, n’avait auparavant rien adressé comme avertissement de déguerpissement aux orpailleurs encore moins les autorités. Il explique que l’année dernière, suite à un accord, les orpailleurs avaient abandonné la zone délimitée par l’AGC. Selon lui, cet accord devrait mettre fin à leurs ennuis.»

Malgré cette violence, ils ne perdent pas espoir. Ils invitent les autorités maliennes à créer des emplois et à organiser le secteur de l’exploitation minière.

Yoro SoW

L’Inter de Bamako du 20 Mai 2013