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L’année scolaire et universitaire sera-t-elle sauvée ? Telle est la question qui taraude l’esprit des élèves étudiants et parents d’élèves… aujourd’hui après la fermeture des écoles par le gouvernement de transition suites aux affrontements armées survenues entre les 30 avril et 1er mai 2012, et la rumeur qui circulait sur l’assassinat du secrétaire général de l’Association des élèves et étudiants du Mali.

Dans une déclaration lue sur les antennes de la radio et de la télévision nationales et de la télévision, le premier Ministre Cheick Modibo Diarra, a justifiée les raisons de cette décision par le fait qu’il fallait éviter que les étudiants soient associés aux évènements en cours. «Rester à la maison, nous vous informerons au moment opportun pour retourner à l’école quand nous allons tirer tout au claire», a dit le premier Ministre aux élèves et étudiants.

Cette mesure, inquiète plus d’un sur l’avenir de l’école. Elle inquiète, car elle compromet encore une école qui tente de se relever après plusieurs années dans la crise: chevauchement des années, années blanches, grèves des enseignants et des étudiants, mauvaises conditions de travail de ces derniers, etc.

Elle compromet d’une part, les évaluations du troisième trimestre au niveau des écoles fondamentales, secondaires, techniques et professionnelles de même que les examens de fin d’année (Diplôme d’études fondamentales (Def), Baccalauréat, diplômes de Certificat d’aptitude professionnel (Cap), de Brevet technicien (BT). Les universités du Mali, elles aussi, auront du mal à faire leurs évaluations de fin d’année. Ce qui n’est pas sans conséquences, les étudiants, pour la deuxième année consécutive, risquent de voir leur année reportée.

Afin d’éviter que l’école soit encore plonger dans une crise profonde, il est important que des dispositions convenables soient prises par les autorités de transitions pour un retour rapide des élèves et étudiants sur le chemin des écoles et facultés et que les évaluations se fassent dans l’intérêt non seulement des élèves, étudiants, des parents d’élèves, mais également de l’Etat

Hadama B. Fofana

04 Mai 2012