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Les écoles secondaires de l’État de Yobe, dans le nord-est du Nigeria, seront fermées jusqu’à la rentrée de septembre à la suite du massacre de 42 personnes au cours de l’attaque d’un lycée, attribuée au groupe islamiste Boko Haram, annonce dimanche un communiqué officiel. Le gouverneur appelle également l’armée nigériane à rétablir les liaisons des téléphones cellulaires car leur suspension empêche les habitants de rendre compte d’activités suspectes dans la région. L’armée a interrompu les communications dans le nord-est du pays au début de son offensive, le 15 mai, contre les positions de Boko Haram afin de mettre un terme aux activités militaires de la secte extrémiste. Une initiative d’abord appréciée des habitants mais qui, maintenant, s’impatientent de ne pouvoir communiquer, selon le gouverneur. L’UE a condamné dimanche « le meurtre ignoble d’enfants innocents » dans un communiqué de Catherine Ashton, chef de la diplomatie de l’UE, au nom des 28 États membres. Il s’agit de la troisième attaque contre une école de la région, deux se sont déroulées dans l’Etat de Yobe. L’armée nigériane mène une offensive de très grande envergure contre Boko Haram dans trois États du nord-est –Borno, Yobe et Adamawa– où l’état d’urgence a été décrété. Les attentats de Boko Haram et la répression menée par les forces de sécurité ont fait au moins 3.600 morts depuis le début de l’insurrection en 2009, selon l’ONG Human Rights Watch. AFP..