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Les députés affiliés au Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République (Fdr) se sont réunis, hier, dans la salle Mamadou Sissoko de l’Untm. Cette réunion se tenait en même temps que celle du Fdr, dans une salle du 1er étage de la bourse du travail. Le 1er vice président de l’Assemblée nationale, Younoussi Touré, a indiqué : ‘’ Les idées qui sont en chacun d’entre nous sont celles qui ont fait que nous nous sommes battus pour l’avènement de la démocratie et de la liberté dans notre pays. Ce sont les idées de liberté, de démocratie, de République, de droits de l’homme, elles sont incarnées en nous. Partout où nous nous trouvons, nous pouvons donc nous engager sur cette base et aujourd’hui, nous sommes là, dans la salle Mamadou Sissoko de la Bourse du travail.

Mamadou Sissoko fut lui-même un lutteur de la démocratie, un lutteur pour l’indépendance de notre pays. ‘’ Younoussi Touré a ensuite signalé que des actions seront entreprises par les députés concernant l’arrivée d’une forte délégation de la Cedeao, conduite pars des chefs d’Etat, aujourd’hui. Des élus ont émis le souhait de constituer une délégation de députés pour accueillir les émissaires de la Cedeao, à l’aéroport de Bamako Sénou. Il a aussi fait état de la publication d’un acte fondamental sur la base duquel la junte compte diriger le pays. Il s’agira pour les députés, a-t-il précisé, d’analyser ce texte.

Le 1er secrétaire parlementaire, Ibrahima Dianessi, a ensuite lu la déclaration des députés dont l’ordre du jour a porté sur l’examen de la situation qui prévaut dans le pays et l’agression perpétrée sur la personne de Me Amidou Diabaté, député élu à Kita. Ils ont notamment dénoncé l’interdiction d’accès des députés aux locaux de l’institution et rappelé qu’en aucun cas la représentation nationale ne pouvait être dissoute par un coup d’état. La réunion a pris fin presqu’en même temps que celle du Fdr.

Les deux groupes sortaient donc de la Bourse du travail, au moment où des marcheurs soutenant l’armée sont venus s’attrouper devant la Bourse du travail. Certains, menaçants, exprimaient leur colère, en déclarant que les politiciens n’ont pas le droit de se réunir à l’Untm, qui est une maison syndicale. Des jeunes qui avaient jeté quelques cailloux devant la Bourse, avant d’être dispersés, promettaient de revenir plus tard. Ce qui augure de lendemains houleux pour les actuels occupants de l’Untm.

Baba Dembélé

Le Républicain du 29 Mars 2012