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Ils sont une trentaine de promoteurs et barmen à se regrouper au sein d’une association dénommée « Association pour la réouverture des bars ».

Leur objectif : obtenir par la voie légale la réouverture des bars, restaurants et auberges fermés lors de l’opération coup de poing dirigée par la commissaire divisionnaire Ami Kane.

Selon M. Traoré, promoteur de bar, la première action de l’Association consistera de prendre langue avec les autorités municipales des différentes communes pour savoir les motifs réels de fermeture des lieux et éventuellement obtenir l’accord de réouverture de l’autorité municipale.

« Si cette tentative échoue, nous serons obligés d’entreprendre une action en justice contre des agents de mairies, de l’Omatho qui, durant des années, nous ont rançonnés », a averti M. Traoré qui a ajouté que ce sont les mêmes agents qui leur ont délivré des agréments qu’ils ont toujours considérés comme authentiques.

« C’est le jour de notre fermeture qu’on a su que nous n’étions pas dans les normes », a-t-il regretté. Les sommes payées à leurs dires vont de 200 000 à 300 000 F CFA par an.

« Nous pensons que quand nous sommes dans l’illégalité la mission première est de nous dire de nous mettre en règle plutôt que de nous escroquer », a-t-il regretté.

En tout cas les promoteurs sont décidés à ce que de nombreux jeunes qui ne savent où aller puissent retourner sur leurs lieux de prédilection.

Pour la commissaire divisionnaire, Ami Kane, les conditions de réouverture sont claires. Il s’agit de se mettre en règle par rapport à l’esprit de délivrance des agréments.

Toutefois, la « Dame de fer », a ajouté qu’ils sont déterminés à sévir contre la prolifération anarchique des bars, restaurants et auberges.

C’est dire qu’un bras fer à distance est plus que jamais engagé entre pétitionnaires et promoteurs de bars.

Amadou Sidibé

02 septembre 2005.