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Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, est aussi à New York. Elle prend part, en marge de l’Assemblée générale, à une réunion internationale sur les violences sexuelles dans les conflits. Valérie Trierweiler avait déjà eu l’occasion de témoigner son soutien aux femmes violées et au travail du Dr Mukwege, gynécologue réputé pour avoir secouru de nombreuses femmes violées dans l’est de la RDC. Elle avait ensuite participé à un colloque sur «Le rôle des femmes dans la région des Grands Lacs» auquel participait également Mary Robinson, envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies pour la Région des Grands Lacs. A New York, elle a témoigné des atrocités dont elle avait été le témoin : «J’ai entendu le témoignage de trois générations de femmes. J’ai vu les plaies d’une enfant de dix-huit mois. Je voudrais dire à ceux qui commettent ces crimes, que lorsqu’ils violent une enfant de 2, de 5 ou de 15 ans, c’est leur propre fille qu’ils violent ! Je voudrais dire à ceux qui commettent ces crimes, que lorsqu’ils violent une femme de 30 ans, c’est leur propre femme qu’ils violent ! Et enfin, je voudrais dire à ceux qui commettent ces crimes, que lorsqu’ils violent une femme de 60 ans, c’est leur propre mère qu’ils violent ! C’est un crime contre la vie. C’est l’humanité qu’ils piétinent ! Comme vous tous, c’est donc pour dénoncer cette situation d’impunité que je suis ici aujourd’hui – et je l’espère – pour aller plus loin. La France plaidera, encore et toujours, pour que les responsables de ces crimes soient poursuivis et punis». A Bukavu, l’établissement du Dr Mukwege, suggéré plusieurs fois pour le Prix Nobel de la paix, est une référence pour les victimes. RFI