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Inculquer aux femmes leaders, une culture de droits humains pour qu’elles puissent, à leur tour, éclairer la lanterne de leurs sœurs sur les rôles à jouer aux élections communales du 26 avril prochain où pour plus de représentativité. Tel était l’objectif de la journée d’information organisée par le réseau de Renforcement des Capacités des Organisations Féminines (RECOFEM), hier mardi 7 avril, au Centre Islamique de Hamdallaye.

Comme son nom l’indique, le RECOFEM est un projet d’appui à l’ensemble des organisations féminines du Mali ainsi qu’au ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille pour améliorer et développer les compétences techniques des femmes.

L’objectif principal du projet est de professionnaliser l’expression des ONG faîtières féminines en vue de favoriser un interface efficace avec le Gouvernement et améliorer la capacité du Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille pour lui permettre de jouer son rôle en assurant de meilleures conditions de vie aux femmes et promouvoir l’équité genre.

Mme Kané Nana Sanou d’expliquer aux femmes candidates de Bamako que le mot  » égalité  » est employé dans le sens d’équité dans le travail « politiquement, les femmes sont compétentes au même titre que les hommes » a-t-elle déclaré.

Rappelons que lors des communales de 2004, il y avait plus de 100 femmes candidates sur les listes, qui n’ont eu que 15 places. Cette année, elles sont plus de 200 et « nous espérons sur le maximum de places » Mme Touré Haby Sy a déclaré pour sa part.

Pour plus d’espoir, il faut que les femmes adhèrent aux partis politiques, aux associations et aux ONG. Dans ces différentes organisations, elles ont plus de chance de passer qu’étant indépendantes.

Cependant, le gros problème reste les difficultés qu’elles rencontrent une fois qu’elles déclarent leur candidature. D’une manière générale, ce sont elles mêmes qui sont à la base de leur échec. Les difficultés sont aussi dues au manque de solidarité entre femmes.

Au lieu de s’encourager, de s’entre aider, elles vont plutôt dans le camp des hommes où l’on leur donne une petite place et un peu d’argent. «  Si on pouvait remédier à cet état de fait, les femmes pourront politiquement aller plus loin  » de déclarer une candidate.


Fatoumata Mah Thiam KONE

08 Avril 2009