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«Toute chose a un contraire, révélait un grand philosophe». S’il en a donc des femmes mariées, il en a aussi des célibataires. Cependant l’on distingue deux catégories de femmes célibataires : les volontaires et les involontaires. On parle si souvent du destin dans la vie. Le destin, est-ce bien le destin qui frappe les femmes célibataires involontaires ?

Pourtant, celles-ci ne répugnent pas au mariage ; elles sont capables d’entretenir un foyer ; certaines sont pétillantes d’aptitudes, d’autres ont avec elles des enfants. Mais aucune chance pour elles d’épouser un homme.
«On dirait qu’elles ont été maudites. On attribue souvent leur sort des envoûtements exercés par certains membres de la famille ne voulant point leur prospérité. Vrai ou faux ? La réponse importe peu.

Mais ces femmes n’ont pas la conscience tranquille, car leur état psychique est ébranlé jour après jour. De multiples points d’interrogation abondent dans leur tête : est-ce vrai que j’ai été envoûtée ? Peut-être manque t-il quelque chose en moi ? Peut-être ne suis-je pas belle ? Ne suis-je pas aimable ? Ne suis-je pas sociable ? Ne suis-je pas sympathique ? Ne suis-je pas comme les autres femmes ? Etc.». Ces femmes s’en vont vieillissantes sans avoir vécu sous le toit d’un homme. Elles sont excusables car elles n’ont aucun tort à l’égard de la société.

Quand aux femmes célibataires volontaires, celles-ci, pour des raisons diverses, ont répugné quand bien même on ne cesse de les solliciter. Elles sont fermes dans cette volonté. Ce phénomène ne se répand-il pas à l’allure d’un feu de brousse ? Parmi ces femmes il en a qui se disent très satisfaites parce qu’ayant des moyens financiers, possédant villas, voitures. Elles n’ont plus le temps d’aller s’installer dans la maison d’un homme.

Bon nombre de ces femmes vivent entièrement leur liberté en fumant et buvant, ayant des grossesses, des enfants à nourrir.

Ne les espérez point chez un époux ! d’autres, cependant répugnent au mariage parce qu’elles ont le cœur «fragile» et éprouvent des craintes en voyant ce que vivent leur congénères mariées : infidélité des hommes, rapports de force, accouchement successifs et non limités, veuvage embarrassant… tout cela fait que le nombre de femmes célibataires s’accroît de jour en jour. Quel avenir pour notre société si cela persiste ?

Déjà, nous entrons dans une époque où le mariage tend à devenir un vain mot, et où l’homme et la femme vivront chacun sous son toit, et ne s’uniront peut-être que pour «planter» des grossesses dont les enfants appartiendront soit à la mère, soit au père, faisant la navette entre les deux comme on le voit fréquemment chez les divorcés. Ce serait au pire un désordre, un déséquilibre, une inharmonie de la société. N’est-on pas amené à croire que la catégorie de femmes célibataires volontaires est un ensemble de révoltées contre les hommes ? En tout cas, les diverses réponses m’ayant été fournies par trois femmes qui ont bien broyé la question.

H. Jeannine : évidemment, là où il y a oppression, il y a inévitablement révolte. Les femmes ont été longtemps oppressées par les hommes. Il fut un temps où tout faisait croire que sans l’homme la femme n’était rien. Aujourd’hui, je crois que la femme se déchaîne.


D. Fatou
: pourtant il y a des hommes célibataires volontaires, pourquoi n’en aimerait-on pas voir autant chez les femmes ? A mon avis, je crois que la femme est aussi libre que l’homme. Elle est aujourd’hui pleine d’audace et elle enjambe tous les ravins qu’enjambent les hommes.
Bien entendu, chaque femme a sa façon de concevoir le monde.

Source Amina

10 Mars 2008.