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La Fédération malienne des associations des personnes handicapées (Fémaph) a déposé hier son plaidoyer pour la protection des personnes handicapées contre le Sida à l’Assemblée nationale. La cérémonie était présidée par le 6e vice-président de l’Assemblée nationale, Abdrahamane Sylla.

En Afrique, surtout au Mali, les personnes handicapées, physiques ou mentales, sont défavorisées. Selon Adama Diakité, directeur exécutif de la Fémaph, ces personnes ne sont pas suivies et surtout n’ont pas accès aux informations liées au VIH/Sida.

Les personnes handicapées étant démunies pour la plupart et n’étant pas considérées comme sexuellement actives, elles ne sont pas prises en charge. Pour remédier à cela, notre pays doit faire des efforts supplémentaires.

Le Mali est un avant-poste dans la lutte contre le VIH/Sida des personnes handicapées mais il n’en demeure pas moins que ces derniers ne sont pas suffisamment prises en charge pour qu’un pourcentage soit établi. Pour le plaidoyer, quatre axes d’action ont été dégagés.

Pour mieux agir, la Fémaph veut d’abord renforcer les liens partenariaux, renforcer l’offre de service de prévention et de celui du dépistage. Le dernier axe sera consacré aux mesures d’accompagnement dans le traitement et la prise en charge.

En partenariat avec l’Association de recherche, de communication et d’accompagnement à domicile (Arcad/Sida), les activités portent, entre autres, sur la formation des pairs éducateurs dans le cadre de la sensibilisation, la mise en place d’équipes de plaidoyer au niveau national et dans chaque région, une négociation pour la prise en charge de la réponse nationale de prise en charge de handicap et VIH/Sida.
En attendant une réponse favorable, la Fémaph doit d’abord dégager un budget et compter sur la disponibilité des élus.

Aminata A. Lah

(stagiaire)

06 Août 2010.