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La Fédération malienne de football (Femafoot) a depuis toujours été l’objet de convoitises de certaines personnes voulant assouvir leurs ambitions personnelles. Cela est bien vrai dans la mesure où des querelles mesquines y ont toujours droit de cité.

C’est peut-être pour cette raison que notre football peine à sortir de l’ornière. Dans cette guerre pour la conquête de la manne qui ne manque pas à la Femafoot, certains responsables ont préféré emballer les hommes et femmes de la presse sportive malienne pour se faire bonne mine. Voilà qui justifie que certains journalistes sportifs se regardent aujourd’hui en chiens de faïence.

Pas plus tard qu’hier, la salle de conférence du siège de la Femafoot s’était transformée en champ de bataille. Il y avait du pugilat au cours d’une conférence de presse qu’organisait le comité exécutif du bureau fédéral.

Et pourtant, ce point de presse qu’animait le 2è vice-président de ce comité, le colonel Boubacar Baba Diarra, assisté par Yacouba Traoré dit «Yacouba Djan», secrétaire général de la Femafoot et Mamadou Kaloga, chargé de communication au sein de ladite instance, avait pour objectif d’éclairer les journalistes sur le contrat qui lie le bureau fédéral à la société française de droit IFAB.

Exacerbés par le fait que le colonel Boubacar Baba Diarra ne voulait pas répondre à leurs questions, certains journalistes ont réagi avec véhémence.

C’est alors que la conférence de presse s’est transformée en un langage de sourds. Dans la cacophonie qui s’en est suivie, les pro-Salif et les anti-Salif ont dû s’agresser verbalement. Deux confrères sont même venus aux mains.

Ceci est très regrettable dans la mesure où le siège de la Femafoot doit plutôt servir de case commune dans laquelle les journalistes sportifs doivent cultiver la confraternité, la communion d’esprit pour propulser notre football de l’avant.

En tout cas, certains confrères n’ont pas hésité à reprocher au bureau fédéral son mauvais plan de communication qui, selon eux, frise la discrimination dans la presse sportive. Toujours, selon eux, le bureau fédéral avec à sa tête Salif Kéïta alias domingo, entretient une mauvaise politique qui consiste à diviser la presse sportive pour mieux régner.

Si tel est le cas, il faut souligner que la tâche ne sera pas alors facile pour le nouveau sélectionneur des Aigles du Mali, le Nigérian Stephen Keshi qui anime aujourd’hui une conférence de presse dont l’objectif est de mettre les journalistes dans le bain du match Mali-Congo du 1er mai, entrant dans le cadre des éliminatoires combinées CAN/Coupe du monde 2010.

Bien que la conférence de presse d’hier ait pris une connotation de violences, l’on a pu retenir que le comité exécutif de la Femafoot a signé avec la société française de droit IFAB un contrat de 400 000 000 FCFA pour une durée de 5 ans. Pour cette première année, le bureau fédéral aura 300 000 000 FCFA, puisqu’elle est déjà très avancée.

Selon les clauses de ce contrat qui sont restées en majorité confidentielles, l’Association des Journalistes Sportifs du Mali (AJSM) aura chaque année 5 millions de nos francs pour ses activités.

Il faut aussi noter que cette société française de droit a été préférée au détriment de Afrisad de l’Afrique du Sud.
Il y a lieu de craindre, avec ce nouveau contrat juteux de la Femafoot, que de vieux démons ne se réveillent pour troubler à nouveau la relance de notre football tant souhaitée par tout le peuple malien.


Bruno Loma

22 Mai 2008