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Au sein de l’opinion sportive et de la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT), la question qu’on se pose, c’est de savoir : quelle mouche a pu piquer ce membre du bureau fédéral pour trahir ses compagnons (depuis quatre ans) au profit de leurs adversaires? Mais quand on sait que ces derniers ont juré de se venger de l’actuel bureau qui les avait humiliés à deux reprises…

“Tant que nous vivrons sur cette terre, nous allons mettre tout en oeuvre pour loger l’équipe de Salif keïta et sa suite au siège de la FEMAFOOT. Nous allons utiliser tous les moyens et voies, légaux ou illégaux, pour parvenir à nos fins”, aiment-ils à dire. Ce qui explique que durant tout le mandat de Salif Keïta, on a assisté à des campagnes de déstabilisation faites d’accusation set de diffamations pour faire partir Salif Keïta. Car ces adversaires estiment que sans eux, le football malien ne peut pas avancer.

Or à voir de près, la plupart de ces adversaires n’ont aucune assise solide et sont issus de clubs en difficulté, et mieux, n’ont aucun club en Ligue 1. Pourtant, au lieu de s’acharner à vouloir prendre les rênes de la FEMAFOOT, il faudrait être capable de faire ses preuves au niveau de son club, puis du District, ensuite de la Ligue, avant de prétendre au sommet…

C’est pour cela que le public sportif a vite compris qu a pris fait et cause pour l’équipe dirigée par Salif Keïta. Certes, tout n’y est pas rose, mais force est de reconnaître aussi l’on n’a jamais laissé le temps à l’actuel bureau de travailler correctement.

Malgré ces de stabilisations qui ont toutes tourné à l’échec, les adversaires, sentant un nouvel échec, ont changé de fusil d’épaule. En effet, après avoir reçu le refus niet de la majorité des Ligues de l’intérieur, ils ont décidé d’appâter un membre du bureau fédéral : ce qui fut fait.

Mais lorsque le bureau fédéral a découvert le nom en question, ce fut l’incompréhension et la stupeur, voire la révolte. En aucun moment personne n’a pensé que ledit membre du bureau accepterait de faire de telles choses.

Tout sauf lui ! Car il est incroyable que cet homme que tout le monde respecte et à qui tout le monde obéit accepte de nous poignarder dans le dos. C’est le monde à l’envers ! Pourtant, il était le membre le plus gâté et le plus admiré. C’est dire que dans ce monde actuel, on ne peut plus avoir confiance en quelqu’un. C’aurait été quelqu’un d’autre, ou pouvait comprendre, mais pas lui”, a indiqué un membre du bureau fédéral, indigné.

Les manœuvres dilatoires et honteuses mises à nu

Au moment où le Comité National Olympique et Sportif du Mali (CNOSM) dirigé par Habib Sissoko et le ministère des Sports se trouvaient au four et au moulin pour tenter de rassembler tous les acteurs sportifs du Mali (dont ceux du football) autour d’un consensus afin d’éviter des crises de succession entraînant une instabilité chronique, certains prétendus acteurs cherchent à semer les germes de la division et de l’anarchie.

C’est ainsi voyant toutes les voies bouchées, ils sont en train d’utiliser un membre élu du bureau fédéral pour parvenir à leurs fins. C’est ainsi que fortes sommes d’argent sont en train de pleuvoir sur ce responsable qui, selon certains, mérite la guillotine pour avoir trahi ses compagnons durant 4 ans, uniquement pour ses propres intérêts.

Comme on le sait, la plupart des adversaires sont des cadres de l’administration et des banques du Mali. “C’est vrai tout le monde aime l’argent ; mais à un certain âge, à une certaine responsabilité, on doit pouvoir garder son honnêteté et sa dignité, surtout que tous tes collaborateurs te font confiance et te respectent. C’est vraiment dommage que ce membre du bureau fédéral tombe aussi bas. Pourtant, c’est lui qui doit donner un bon exemple à la nouvelle génération”, a déclaré un autre membre du bureau fédéral.

Selon nos informations, ce membre du bureau fédéral était le fervent opposant de ses adversaires devenus subitement ses amis et cela, à quelques mois du renouvellement du bureau fédéral. On se rappelle qu’en 2006, lors du conseil extraordinaire de la FEMAFOOT, ce membre élu avait juré que Salif Keïta est battu, Aujourd’hui, avec ses manoeuvres, que peut-il dire à l’opinion sportive malienne?…

L’homme a entamé des tournées de sensibilisation et d’information auprès des Ligues de l’intérieur pour les amener à voter pour les désormais amis. C’est ainsi que l’idée de voter pour un candidat venant d’une région a été avancée par ce membre du bureau fédéral, même si ces candidats sont tous installés à Bamako. C’est qu’il a oublié que tout le monde est venu des régions.

Vouloir faire germer une idée régionaliste est vraiment irréaliste, de nos jours. Pourtant, à entendre lesdits adversaires, ils viennent pour l’intérêt général. “Nous, on n’est pas dans la nécessité, car nous avons déjà de l’argent. Au contraire, nous sortons de l’argent de nos poches pour servir le football”, les entend-on souvent clamer. Si tel est le cas, pourquoi ne partent-ils pas dans leurs régions respectives pour développer le football qui en a tant besoin? Car à ce qu’on sache, tous ces adversaires, affichés ou cachés, venant des régions n’ont pas d’équipes en Ligue 1.

Des raisons de l’acte

Aujourd’hui, l’histoire est en train de donner raison aux détracteurs de ce membre influent qui a accepté de trahir ses compagnons “en plein jour”, pour assouvir ses desseins. Selon nos informations, ce membre du bureau possédait une solide assise financière, ces dernières années. Mais depuis quelques temps, il est tombé en faillite, surtout à cause d’énormes dépenses familiales. Malgré les avantages et primes qu’il reçoit de la FEMAFOOT, l’homme serait resté insatiable. Ce que les adversaires ont compris et vite exploité.

C’est dire qu’une fois son but atteint, l’homme est capable de retourner une fois de plus sa veste. Mais aura t-il le temps d’accomplir sa besogne???? en tout cas, rien n’est encore perdu pour lui, à condition qu’il change de comportement et présente ses excuses à ses compagnons.

Toujours est-il que des questions subsistent aujourd’hui. Ce membre du bureau bénéficiera-t-il encore du respect et de la confiance dont il jouissait autrefois? Va-t-il se retirer de la scène footballistique, puis qu’il est en perte de crédibilité ? A ces questions, personne n’est en mesure de répondre, sauf l’intéressé…

Une fois de plus, rien ne sert de courir et de vouloir venir aux affaires en forçant le destin. Il est temps que chacun comprenne que de 1960 à nos jours, le football malien n’a cessé de souffrir. Et c’est vraiment dommage que ses acteurs n’arrivent pas à tirer les leçons des échecs précédents des fédérations passées.

Aussi, un observateur sportif, de prévenir : “Quand on vient aux affaires par le truchement de l’instabilité et des coups bas, on partira par ce même système. Et c’est le football qui s’en ressent négativement”.


Sadou BOCOUM

14 Janvier 2009