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Au Mali, il y a désormais une Fédération pour le Shou Bo, la lutte traditionnelle chinoise. A l’issue de la première Assemblée générale de cette Fédération, c’est Me Dramane Sanagré, père fondateur du Shou-bo au Mali, qui a été élu président. L’objectif de son bureau : vulgariser et mieux développer la discipline au Mali.

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Le lot des disciplines martiales pratiquées au Mali s’accroît de jour en jour. La nouvelle qui entre dans la danse s’appelle le Shou Bo (la lutte traditionnelle chinoise). Pour vulgariser cette discipline sur le continent mais également au Mali, les Ligues régionales de la discipline ont organisé dimanche la première Assemblée générale élective du bureau fédéral.

L’AG, qui a enregistré la présence de toutes les Ligues et associations membres de la discipline, a élu un bureau d’une trentaine de personnes dirigé par Me Dramane Sangaré. Le choix de Me Dra n’est pas fortuit selon un président d’honneur, Me Abdoulaye Niambélé. Il explique qu’en plus d’être le père fondateur de la discipline au Mali, Dra est aussi le président de la Confédération africaine de Shou-bo et a tout mis en œuvre pour que le pays abrite le siège de cette confédération.

Selon le président Dramane Sangaré, le Shou Bo signifie littéralement combat à mains nues, autrement, Shou: main et Bo veut dire combat. Il indique que le Shou Bo a commencé vers le IIIe siècle avant J.C. sous la dynastie Qin (221-206 avant J.C.). Mais, ajoutera-t-il, la discipline a évolué et veut aujourd’hui devenir une discipline olympique.

Maîtriser l’ennemi sans le blesser
« L’objectif du Shou Bo moderne est triple. Le premier est de proposer la pratique régulière d’une activité physique, sanitaire et éducative qui puise ses racines dans la culture chinoise et spécifiquement adaptée au profil de chaque pratiquant. Le second, est d’offrir un enseignement conjoint de techniques de percussion et de préhension, satisfaisant ainsi à un large panel de compétence en auto-défense, mais sans excès inutile de développement destructif du tiers opposant », explique-t-il. Il ajoute que le troisième objectif du Shou Bo moderne, plus orienté vers le domaine sportif, est de proposer, au public (souvent jeune) attiré par le cadre compétitif, une discipline chinoise de combat qui s’appuie sur les fondamentaux traditionnels Da, Ti, Na et Shuai tout en garantissant des critères d’engagement sécurisés pour les compétiteurs. « Le Shou Bo moderne offre un cadre sécuritaire et réglementaire très strict favorisant notamment le maintien de l’intégrité physique des combattants », a-t-il conclu.

Il précise qu’il a vu la discipline pour la première fois sur l’internet. Après avoir constaté ses avantages, il a cherché à la pratiquer au Mali. « C’est vrai que plusieurs pays pratiquaient cette discipline bien avant le Mali, mais on a eu la chance d’accueillir les travaux de la mise en place du bureau de la Confédération africaine de Shou Bo. C’était un honneur pour nous et nous avons mis des Ligues en place dans les régions. Aujourd’hui c’est la Fédération. Nous allons tout faire pour faire rayonner cette discipline au Mali», a promis M. Sangaré.
La cérémonie a enregistré la présence de plusieurs disciples, des invités d’honneur et du directeur de l’Institut Conficus, Xinyuan He.

Sory I. Konaté

27 Novembre 2016
©AFRIBONE