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FEDERATION MALIENNE DE BASKET-BALL

Les empreintes indélébiles d’Hamane Niang

Quant il arrivait à la tête de la Fédération malienne de basket-ball (FMBB), personne ne donnait chère de sa vie. En effet, cette Fédération était alors minée par des conflits de personnes empêchant ses dirigeants d’atteindre leurs objectifs.

En moins d’une décennie, Hamane Niang (c’est de lui qu’il s’agit) a hissé le basket malien dans le gotha africain. Même s’il reste du chemin à faire chez les seniors masculins et dans la mise en place d’une administration performante, l’homme a laissé ses empreintes indélébiles à la FMBB avant sa nomination comme ministre de la Jeunesse et des Sports.

En 2007, le Mali a participé à trois coupes du monde : junior et espoir/dames et le Mondial espoir/hommes. Et cette année, les Aigles basketteuses vont également défendre les couleurs du Mali et de l’Afrique aux Jeux olympiques « Pékin-2008 ». En l’espace d’un an (octobre 2005-décembre 2006), le basket malien a remporté trois trophées continentaux. Il s’agit du championnat d’Afrique féminin des clubs avec le Djoliba, la Can féminine junior et le championnat d’Afrique espoir/dames.

A ces trois consécrations, il convient d’ajouter la 2e place – synonyme de qualification à la Coupe du monde – obtenue au Championnat d’Afrique espoir/hommes par la sélection olympique. Et le 30 septembre 2007, Hamchetou Maïga et ses coéquipières sont entrées dans l’histoire en remportant le trophée du 20e Championnat d’Afrique de basket féminin. Ce qui leur a largement ouvert la voie de la participation aux JO.

Ces meilleurs résultats sont à l’actif d’une équipe qui a fait des pas de géant sous la férule d’un grand manager : Hamane Niang. Le basket malien n’a jamais été aussi bien managé que quand Hamane Niang a présidé la Fédération. Cet homme a avant tout compris que ce n’est pas l’argent qui est primordial dans la gestion sportive, mais les idées et la synergie d’action d’une équipe d’hommes et de femmes qui partagent la même passion : servir une discipline pour qui ils sont dévoués corps et âme !

Une équipe qui n’a pas peur des défis et qui a toujours cherché ses propres moyens au lieu d’attendre tout de l’Etat. « J’ai toujours reconnu que l’Etat malien fait de son mieux pour les fédérations.

Quelle est la fédération capable de payer 20 billets d’avion pour les déplacements d’une sélection ? Sans compter les matches de préparations, les primes… Mais, il ne faut pas prendre l’appui de l’Etat comme une fin en soi. Cela doit être un complément », nous disait l’homme juste avant l’envol des Aigles pour le 20e Championnat d’Afrique de basket féminin.

Le mérite de Hamane a aussi été d’avoir planifié ses ambitions pour le basket sur le court, le moyen et le long terme à travers des initiatives comme les conférences et l’augmentation des clubs participant aux championnats et à la Coupe du Mali. Le championnat est ainsi passé du carré d’as au Top 8 en faisant une large place aux clubs de l’intérieur. En bon manager, il n’a pas perdu son temps à courir derrière les sponsors, mais les résultats.

Lettres de noblesse

C’est cela aussi une différence fondamentale entre le simple dirigeant et le manager sportif qui sait que quand les résultats sont bons et constants, les sponsors vont se bousculer.

C’est à cela qu’on assiste aujourd’hui avec le basket. La preuve, c’est le contrat de sponsoring signé le 18 mars 2008 entre la FMBB et la société Orange-Mali. Il porte sur 210 millions de F CFA pour trois ans. Et c’est Hamane qui a posé les jalons de ce partenariat très envié aujourd’hui par les autres fédérations sportives nationales.

Avec une riche expérience forgée par le management dans les secteurs public et privé, Hamane Niang a donné au basket-ball malien ses lettres de noblesse. En effet, depuis qu’il a pris en main les destinées de ce sport en 1999, il a engrangé des résultats considérables, tant aux niveaux, sous-régional que continental ou même mondial.

Avec lui, le basket malien a été de toutes les rencontres. L’homme ne s’est pas ménagé lui-même, comme il n’a pas ménagé ses proches pour porter à bras le corps cette discipline qui fait aujourd’hui la fierté de toute la nation.

Une discipline pourtant longtemps clouée au plancher par des querelles mesquines et des conflits d’intérêts. Malgré les peaux de bananes, les trahisons et les complots savamment ourdis, Hamane a poursuivi son chemin parce qu’il n’avait qu’une seule ambition : développer la balle au panier au Mali ! Et pour ce faire, il était déterminé à braver tous les menaces et périls.

Le mérite, au-delà de tout, revient personnellement à l’homme, car dans les pires adversités, il ne s’est jamais découragé ou n’a jamais arrêté de croire en un avenir du basket malien. Obstiné, déterminé, audacieux comme tout bon manager, il a toujours su ce qu’il voulait et cru à ce qu’il faisait.

« Si nous y croyons et si nous nous y investissons, nous pourrons rivaliser avec les grandes nations de basket », dit-il toujours, pour amener d’autres à partager son idéal. La consécration des basketteuses à Dakar, revenues avec le titre prestigieux de champion d’Afrique, devant le Sénégal, l’Angola, la RDC ou le Cap-vert accrédite éloquemment sa thèse.

La Fédération malienne de basket-ball (FMBB) est une association d’intérêt public créée en 1961. Elle est affiliée à l’Association des fédérations africaines de basket (Fiba/Afrique) et à la Fédération internationale de basket.


Alphaly

FEDERATION MALIENNE DE BASKET-BALL

Les empreintes indélébiles d’Hamane Niang


Quant il arrivait à la tête de la Fédération malienne de basket-ball (FMBB), personne ne donnait chère de sa vie. En effet, cette Fédération était alors minée par des conflits de personnes empêchant ses dirigeants d’atteindre leurs objectifs.

En moins d’une décennie, Hamane Niang (c’est de lui qu’il s’agit) a hissé le basket malien dans le gotha africain. Même s’il reste du chemin à faire chez les seniors masculins et dans la mise en place d’une administration performante, l’homme a laissé ses empreintes indélébiles à la FMBB avant sa nomination comme ministre de la Jeunesse et des Sports.

En 2007, le Mali a participé à trois coupes du monde : junior et espoir/dames et le Mondial espoir/hommes. Et cette année, les Aigles basketteuses vont également défendre les couleurs du Mali et de l’Afrique aux Jeux olympiques « Pékin-2008 ». En l’espace d’un an (octobre 2005-décembre 2006), le basket malien a remporté trois trophées continentaux. Il s’agit du championnat d’Afrique féminin des clubs avec le Djoliba, la Can féminine junior et le championnat d’Afrique espoir/dames.

A ces trois consécrations, il convient d’ajouter la 2e place – synonyme de qualification à la Coupe du monde – obtenue au Championnat d’Afrique espoir/hommes par la sélection olympique. Et le 30 septembre 2007, Hamchetou Maïga et ses coéquipières sont entrées dans l’histoire en remportant le trophée du 20e Championnat d’Afrique de basket féminin. Ce qui leur a largement ouvert la voie de la participation aux JO.

Ces meilleurs résultats sont à l’actif d’une équipe qui a fait des pas de géant sous la férule d’un grand manager : Hamane Niang. Le basket malien n’a jamais été aussi bien managé que quand Hamane Niang a présidé la Fédération. Cet homme a avant tout compris que ce n’est pas l’argent qui est primordial dans la gestion sportive, mais les idées et la synergie d’action d’une équipe d’hommes et de femmes qui partagent la même passion : servir une discipline pour qui ils sont dévoués corps et âme !

Une équipe qui n’a pas peur des défis et qui a toujours cherché ses propres moyens au lieu d’attendre tout de l’Etat.

« J’ai toujours reconnu que l’Etat malien fait de son mieux pour les fédérations. Quelle est la fédération capable de payer 20 billets d’avion pour les déplacements d’une sélection ? Sans compter les matches de préparations, les primes… Mais, il ne faut pas prendre l’appui de l’Etat comme une fin en soi. Cela doit être un complément », nous disait l’homme juste avant l’envol des Aigles pour le 20e Championnat d’Afrique de basket féminin.

Le mérite de Hamane a aussi été d’avoir planifié ses ambitions pour le basket sur le court, le moyen et le long terme à travers des initiatives comme les conférences et l’augmentation des clubs participant aux championnats et à la Coupe du Mali. Le championnat est ainsi passé du carré d’as au Top 8 en faisant une large place aux clubs de l’intérieur. En bon manager, il n’a pas perdu son temps à courir derrière les sponsors, mais les résultats.

Lettres de noblesse


C’est cela aussi une différence fondamentale entre le simple dirigeant et le manager sportif qui sait que quand les résultats sont bons et constants, les sponsors vont se bousculer. C’est à cela qu’on assiste aujourd’hui avec le basket. La preuve, c’est le contrat de sponsoring signé le 18 mars 2008 entre la FMBB et la société Orange-Mali. Il porte sur 210 millions de F CFA pour trois ans. Et c’est Hamane qui a posé les jalons de ce partenariat très envié aujourd’hui par les autres fédérations sportives nationales.

Avec une riche expérience forgée par le management dans les secteurs public et privé, Hamane Niang a donné au basket-ball malien ses lettres de noblesse.

En effet, depuis qu’il a pris en main les destinées de ce sport en 1999, il a engrangé des résultats considérables, tant aux niveaux, sous-régional que continental ou même mondial.

Avec lui, le basket malien a été de toutes les rencontres. L’homme ne s’est pas ménagé lui-même, comme il n’a pas ménagé ses proches pour porter à bras le corps cette discipline qui fait aujourd’hui la fierté de toute la nation.

Une discipline pourtant longtemps clouée au plancher par des querelles mesquines et des conflits d’intérêts. Malgré les peaux de bananes, les trahisons et les complots savamment ourdis, Hamane a poursuivi son chemin parce qu’il n’avait qu’une seule ambition : développer la balle au panier au Mali ! Et pour ce faire, il était déterminé à braver tous les menaces et périls.

Le mérite, au-delà de tout, revient personnellement à l’homme, car dans les pires adversités, il ne s’est jamais découragé ou n’a jamais arrêté de croire en un avenir du basket malien. Obstiné, déterminé, audacieux comme tout bon manager, il a toujours su ce qu’il voulait et cru à ce qu’il faisait.

« Si nous y croyons et si nous nous y investissons, nous pourrons rivaliser avec les grandes nations de basket », dit-il toujours, pour amener d’autres à partager son idéal. La consécration des basketteuses à Dakar, revenues avec le titre prestigieux de champion d’Afrique, devant le Sénégal, l’Angola, la RDC ou le Cap-vert accrédite éloquemment sa thèse.

La Fédération malienne de basket-ball (FMBB) est une association d’intérêt public créée en 1961. Elle est affiliée à l’Association des fédérations africaines de basket (Fiba/Afrique) et à la Fédération internationale de basket.

Alphaly

Les fédérations sportives


Au Mali, l’organisation du domaine sportif fut confiée depuis l’indépendance à l’Etat qui l’a divisé en grandes fédérations correspondant chacune aux disciplines pratiquées : football, basket-ball, volley-ball, boxe, etc. Il faut d’ailleurs souligner que ce schéma qui reconnaît à l’Etat un rôle central dans le développement des activités sportives fut celui de tous les Etats issus de la colonisation française.

La Ière République, confrontée aux multiples problèmes de développement et d’administration, ne négligea pas pour autant le sport, mais n’en fit vraiment pas une priorité. Le régime se contenta de mettre en place les directions régionales de la jeunesse et des sports qui firent de leur mieux pour développer les disciplines sportives dans lesquelles la région excellait et possédait le plus grand nombre d’athlètes.

Ces responsables firent le choix de ne pas tout développer ensemble et en même temps, préférant se limiter aux sports qui avaient le plus grand nombre d’adeptes et qui pouvaient faire gagner la région lors des compétitions.

La IIe République mit en place sous Alpha Oumar Konaré, comme ministre, des directions régionales de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture avec des démembrements dans les cercles et les arrondissements. En dépit de la bonne volonté des responsables sportifs de cette époque, cette politique fit peu de résultats et le Mali ne fut présent sur aucun podium.

Il faut dire que ces structures étaient trop lourdes et trop bureaucratiques pour qu’on puisse en espérer des résultats tangibles, surtout que l’Etat n’avait fait que les créer sans leur donner les moyens de leur survie et de faire des résultats.
Dès la IIe République, en principe, beaucoup de régions disposaient de leur direction régionale de la jeunesse et des sports avec des fédérations dans les différentes disciplines.

Depuis cette époque, la capitale fut privilégiée par rapport aux villes de l’intérieur dont certaines n’avaient, à vrai dire, que des bureaux et quelques fonctionnaires. Depuis cette époque aussi, quand à Bamako, les sports de masse étaient massivement pratiqués, à l’intérieur c’étaient les disciplines individuelles qui avaient la faveur des sportifs.

Il faut souligner aussi qu’en raison du fait que toutes les fédérations ayant leur siège à Bamako, beaucoup de disciplines y furent plus développées que dans les régions.

Au niveau du football, les clubs de Bamako, bien appuyés par la Fédération malienne de football (FMF), avaient toujours le dessus sur les autres. Le résultat fut que de 1960 aux années 1980-1990, tous les titres furent gagnés par les équipes de football (et même de basket-ball) de la capitale.

La FMF est de loin la structure sportive la plus riche et la plus populaire à cause des enjeux liés à ce sport. S’il y a un renouvellement de bureau qui fait beaucoup de bruit, c’est bien celui de cette Fédération qui ne passe jamais inaperçue.

Elle est cycliquement secouée par les crises pour diverses raisons liées aux mauvais résultats de l’équipe nationale et des clubs malgré les sacrifices financiers consentis, un comportement des dirigeants et même aux querelles de personnes.

Mais la frustration des supporters et des sympathisants a toujours été impuissante à imposer des dirigeants responsables intéressés par le développement du football parce qu’à la place de ceux-ci, on préfère des hommes d’affaires ou des politiciens fatigués et exclus des partis politiques.
La FMF est suivie de celle du basket, le 2e sport au Mali.

La Fédération est moins riche que celle du football et le renouvellement de son bureau ne mobilise pas trop les foules.

Cela ne veut pas dire que dans ce domaine les résultats sont bons et que des titres ont été gagnés ; tout simplement les responsables de cette Fédération sont soit d’anciens sportifs conscients de la noblesse de leur charge, soit des amoureux de ce sport intéressés par son développement et non par les affaires qu’on y peut gagner.
Il existe aussi une Fédération de volley-ball, de hand-ball et de boxe et plus récemment des arts martiaux.

Le volley-ball est surtout pratiqué, avec le hand-ball, dans les établissements scolaires aux postes desquels pratiquement ces sports s’arrêtent par manque d’adeptes. Dans tous les cas, il s’agit d’activités pratiquées exclusivement à Bamako et dans quelques villes de l’intérieur, généralement les capitales régionales.

Pour ce qui est de la Fédération malienne de boxe, il n’est pas sûr qu’elle ait vu le jour en même temps que les autres dans les 1ères années de l’indépendance ;

vraisemblablement, elle est venue dans la suite des succès enregistrés par les premières écuries installées à Bamako et des victoires remportées par des boxeurs maliens en France et en Europe.

Quoi qu’il en soit, cette fédération existe maintenant et elle fait souvent plus que d’autres qui ont plus de moyens, mais dont les dirigeants, même comptables de résultats catastrophiques n’acceptent de partir que poussés vers la sortie.

Il existe une Fédération malienne d’athlétisme qui a en principe des implantations régionales et locales. Mais généralement, en matière d’athlétisme, les installations sportives les plus modernes sont celles qu’on observe à Bamako et non dans les régions nettement favorisées par rapport à la capitale.

D’ailleurs dans beaucoup de régions, les fédérations elles-mêmes n’ont pas de siège et sont logées dans les directions régionales de la jeunesse alors qu’à Bamako des sièges neufs leur sont construits.

Les fédérations, au Mali, sont à l’image du pays, c’est-à-dire sans grands moyens matériels et financiers. Généralement dominées et gérées par des hommes d’affaires dont le dernier souci est le développement du sport, nos fédérations ne semblent exister que pour la forme ou pour se mettre en règle avec les instances internationales du sport comme la Caf et la Fifa.

Facoh Donki Diarra

25 Juillet 2008