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C’est sur son nouveau site, le Parc des expositions de Bamako (route de l’aéroport) que la 7e édition de la Febak a été lancée hier sous la présidence du chef de l’Etat.

Deux semaines durant, les commerçants et hommes d’affaires venus de l’Algérie, la Chine, l’Iran, la Russie, la Turquie, la Syrie, le Sénégal, l’Egypte, le Ghana, le Maroc, la Tunisie, le Burkina… vont exposer divers produits à moindre coût et nouer des opportunités d’affaires.

Cette édition est placée sous le signe de la promotion et les échanges d’expériences de technologies de transformation et de conservation des produits.

Selon le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Jeamille Bittar, le Mali, 2e producteur de coton transforme à peine 2 % de ses récoltes.

Une tendance que les opérateurs économiques nationaux veulent inverser afin de créer des emplois et de contribuer au processus de construction d’un développement durable, a-t-il souligné.

L’édition 2005, a-t-il poursuivi, marque également un tournant important : celui de la promotion des technologies de l’information et de la communication.

Il s’est réjoui de la participation de plusieurs sociétés de télécommunications dont des cybers parmi les plus grands exposants alors qu’elles n’étaient que de deux en 1993.

Site moderne Le ministre Ousmane Thiam, assurant l’intérim de son homologue de l’Industrie et du Commerce, a salué la tenue régulière de la Febak, témoin selon lui de l’engagement des opérateurs économiques à la promotion des produits.

« La Febak gagne en notoriété et suscite l’intérêt des hommes d’affaires du monde entier », a-t-il affirmé avant de réitérer l’engagement du gouvernement à appuyer le secteur privé malien.

Pour preuve, il a souligné l’octroi du site de la Febak, soit 9 hectares à la CCIM, la contribution financière de 100 millions de F CFA qui ont servi à la clôture du site.

L’ambition de la CCIM, dira M. Bittar, est de construire un grand complexe comprenant un hôtel 3 étoiles, des salles polyvalentes, un centre de formation.

Déjà, 84 stands de 9 m2, 240 stands préfabriqués, des hangars d’exposition et des toilettes sont réalisés pour un coup global de 600 millions de F CFA, entièrement financé sur fonds propres avec préfinancement d’entreprises partenaires comme le Covec et CGT-SARL.

Le maire du district Moussa Badoulaye Traoré a toutefois attiré l’attention de la Chambre de commerce sur les halles de Bamako, ce joyau architectural construit pour les commerçants, qui reste cependant inoccupé.

Après la coupure du ruban symbolique marquant l’ouverture de la Foire, le président de la République et sa suite ont visité tous les stands.

Sidiki Y. Dembélé

13 décembre 2005.