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Lors des évènements de mars 91, Mamadou Doumbia, chauffeur résidant à Médina Coura, a reçu une balle à fragmentation qui a perforé ses intestins.

Après une première intervention à l’hôpital Gabriel Touré, il a été évacué sur la France où il a subi une nouvelle opération.

Là-bas, une bonne partie de ses intestins a été enlevée et remplacée par de la matière synthétique (plastique).

Mamadou Doumbia, sur instruction de son médecin traitant, devait regagner quatre mois après Paris pour le reste des traitements et un suivi approprié.

Cependant, il est resté bloqué à Bamako depuis plus d’une décennie. Miné par la douleur, il a accepté malgré lui-même une troisième intervention chirurgicale le 8 novembre 2003 à l’hôpital du Point G.

Celle-ci apparemment n’a pas été une réussite puisque M. Doumbia se plaint de douleurs incessantes.

Avec une voix à peine audible, Mamadou Doumbia prétend que sa maladie a rechuté à telle enseigne qu’il n’arrive plus à manger.

Et lorsqu’il s’efforce de s’alimenter, son ventre qui n’est plus tout à fait naturel, ne tolère pas les aliments. Sa seule alimentation, selon lui, est la papaye.

Les symptômes évoqués par lui sont la toux, le vomissement sans arrêt, le hoquet et l’insomnie.

Tenaillé par la douleur, cette victime de mars 91 indique avoir tapé à de nombreuses portes et sollicité des intercessions auprès de Dr. Abdoul Touré pour diligenter son évacuation sur la France.

Mais ses tentatives jusque-là sont demeurées infructueuses.

L’homme, qui estime qu’à ce train ses jours sont comptés, demande aux plus hautes autorités du pays, aux associations et organisations afin de lui sauver la vie à travers un retraitement en France.

Marié et père de 6 enfants, Mamadou Doumbia risque de mourir atrocement si rien n’est fait rapidement pour soulager ses douleurs lancinantes.

Mohamed Daou

31 août 2005.