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Pour réussir ses prévisions budgétaires de l’année en cours, la douane est tenue d’alimenter les caisses de l’Etat à hauteur de 24 milliards de F CFA par mois. Ce montant n’a pas été atteint le mois de juillet dernier car il n’y a eu que 16 milliards de F.

Un montant récolté grâce d’ailleurs à la prolongation qui a été observée jusqu’au vendredi dernier, date de clôture des recettes de juillet.

Deux phénomènes semblent expliquer cette conjoncture : la présence des services du Vérificateur général et ses effets collatéraux de baisse des importations.

Des gabelous qui savent que leur gestion n’est pas du tout irréprochable sont, en la circonstance, gagnés par une sorte de démobilisation.

La dèche totale

Il y a là une volonté à peine voilée de faire porter le chapeau de la contre-performance au Vérificateur général.

Pour ce qui est des importateurs, qui sont des « alliés naturels » des douaniers, ils préfèrent baisser le rythme de leurs importations, arguant que le VG n’a pas le droit de fouiner dans leurs affaires.

De source généralement bien informée, le niveau des importations baisse.

Le service des enquêtes douanières n’a réceptionné pour le week-end qu’un seul camion de marchandises. De mémoire de douanier, cela ne s’était jamais produit depuis 24 ans.

Le pays déjà menacé par la crise alimentaire risque de connaître une situation économique également chaotique.

Abdrahamane Dicko

09 août 2005