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Le commissariat de police du 13e arrondissement à Yirimadio n’a pas de véhicule de patrouille. Le seul engin dont il dispose ne fonctionne plus, faute de… carburant.

Dans sa politique de sécurisation des populations, le département de la Sécurité intérieure et de la Protection civile est en train de créer des commissariats un peu partout à travers le pays. Il s’active tant bien que mal à doter les structures en véhicules et autres matériels logistiques pour le bon accomplissement de leurs missions à elles assignées.

C’est dans cette optique qu’a été créé le commissariat du 13e arrondissement à Yirimadio dans la périphérie de Bamako. « L’apparence trompe », a-t-on coutume de dire, car rien qu’à voir le bâtiment on pense que tout va bien dans ce service construit à coup de millions. Erreur, le véhicule de patrouille est sur cale faute de… carburant, ce qui fait que les patrouilles sont faites à pied.

De sources généralement bien informées avancent que malgré les prouesses du commissaire, les patrouilles ne sont plus exécutées à intervalles réguliers.

Pour la population, l’explication de la panne sèche ne convainc guère dans la mesure où chaque commissariat a une dotation qu’il gère de façon automne. « A quoi bon créer un commissariat de police s’il ne répond pas aux sollicitations de la population ? » , interrogent des résidents qui implorent le secours des autorités de tutelle.

Ce problème de carburant n’est qu’une infime partie des difficultés auxquelles les commissariats sont confrontés. Selon nos sources, plusieurs structures souffrent du manque de logistiques (ordinateurs, menottes, armes et bien sûr de munitions).

Déterminé à apporter un changement, le nouvel homme fort de la police malienne, le contrôleur général, Niamé Kéita ne s’était-il pas engagé à donner un sang nouveau aux structures qu’il dirige ? Après une première vague de changements à la tête des directions et commissariats, M. Kéita devra maintenant penser à doter convenablement les commissariats.

Le cas d’un commissariat qui patrouille à pied n’est pas inédit. Le 10e arrondissement (Niamakoro) a été confronté à un problème similaire. Son seul véhicule de patrouille était tombé en panne. C’est grâce à l’intervention du DG de la police nouvellement nommé que le problème avait pu trouver une solution.


Une certitude :
la lutte contre l’insécurité dans nos villes passe aussi par la dotation des moyens des forces de sécurité de proximité.

Amadou Sidibé

27 Novembre 2008