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Au Mali, nombreuses sont les écoles qui souffrent énormément du manque d’attention des autorités. En effet, ces écoles vivent dans des conditions précaires et elles semblent être oubliées par elles. Le Groupe scolaire de Missira en est une illustration parfaite.

Elle se trouve aujourd’hui au cœur de plusieurs problèmes qui entravent son bon fonctionnement. Directeurs et professeurs sont inquiets des conditions difficiles de cette école qui peuvent avoir des répercussions sur ses élèves pour la rentrée prochaine.


Le Groupe scolaire de Missira est situé au quartier Missira juste après le Marché de Sougouni Koura. Ce lieu dédié à l’apprentissage, est devenu le foyer de l’insalubrité. Salles de classe fermées, des bancs cassés, des plafonds pourris, des tableaux dégradés, des latrines usées, des matériels pédagogiques en manque : voici l’image actuelle de l’école fondamentale de Missira. 


« Dans mon école, l’état des salles reste à désirer. Tous les bancs sont presque détruits. Je dirai même que cette école est en voie de disparition. Si l’Etat ne réagit pas, la rentrée prochaine risque d’être difficile pour nous » dit Fakoro Diabaté, Directeur du deuxième cycle VI du Groupe Scolaire de Missira.


En dépit de tous ces problèmes liés aux salles de classes, cette école manque également des matériels d’enseignement. Ce qui rend la tâche très difficile pour les professeurs. « Nous manquons de livres de lecture notamment en français et en mathématiques. Même les cartes géographiques, nous n’avons pas » ; ajoute Fakoro Diabaté.


Abdoulaye Augustin Doumbia, Directeur communautaire du Groupe Scolaire de Missira embouche dans la même trompette que Fakoro Diabaté. Selon lui, les autorités maliennes ont totalement abandonné cette école et ses élèves. « Nous sommes délaissés par les autorités maliennes. Imaginez-vous, nous achetons les règles quand elles se cassent, les craies quand elles finissent etc. C’est nous qui faisons fonctionner cette école à la place de l’Etat. Les salles de classes souffrent terriblement. Quel avenir pour les enfants ? » dit-il.


Quant aux élèves, ils ont affirmé que plusieurs luttes ont été déjà menées afin que cette école sorte de cette situation même si les résultats n’ont pas été satisfaisants. « Nous nous sommes réunis entre nous pour créer un groupe afin d’aider cette école. Certains nous ont abandonné durant la lutte. Nous sommes allés voir monsieur le maire mais jusque-là, rien ne bouge dans notre école. C’est décevant ! » dixit Tara Diarra, une battante pour la cause de l’école fondamentale de Missira.


En attendant que solution soit trouvée à ce problème, le groupe scolaire Missira continue de dispenser les cours avec les moyens de bord.

Adama Sanogo

@Afribone