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Huit mois de sursis pour la génération Jakarta

Pragmatiques Ahmed Diane Séméga et Sadio Gassama viennent de proroger le délai pour le permis moto de huit mois. En janvier 2010, les 300 000 jakartistes du pays devraient donc avoir eu le précieux sésame, ou garer leurs engins chez eux. A moins que ces engins n’aient été, entretemps, volés dans la cour du centre de passage de permis. Ce qui arrive souvent et qui, est en tout cas, arrivé au centre qu’est devenue la Cité des Enfants, à en croire l’Indicateur du Renouveau d’hier. Donc, tu viens pour ton permis, tu l’obtiens tant bien que mal, tu te diriges vers le parking et horreur: ta moto a été piquée. Par quelqu’un qui peut-être sera obligé de venir chercher son permis dans quelque temps et qui pourrait vivre la même aventure. A ce train, les caisses de l’Etat n’auraient pas à se plaindre, en effet. Mais surtout, ce qu’il faut mettre en relief ici, c’est la justesse de la décision prise par nos ministres. La question est d’une grande délicatesse et, s’il ne fait pas écarter la fermeté plus tard, il est bon de donner du temps au dialogue nécessaire entre les parties pour que le permis moto ne soit pas une pomme de discorde mais un point de consensus.

Communales à Bamako: et maintenant?

Tout aura été dit: participation plus que moyenne mais ce problème congénital de la démocratie malienne est connue. Bamako boude les urnes selon Info-Matin. Fraudes massives et corruption, s’insurge le Républicain. Le Parena porté disparu, en tout cas, à Bamako, se charge de le rappeler l’Indépendant à ceux qui ne l’auraient pas remarqué. La presse est unanime, en tout cas: nous pouvons nettement faire mieux en termes d’élection. La prochaine fois peut-être? Pour l’instant, à partir de la prestation télévisée du Gouverneur du District, hier soir on sait ceci: Adema : 73 conseillers; Urd : 45; Rpm : 35; Indépendants: 33; Mpr: 27; Cnid 18; Codem : 9 ; Udd :6; Pdr : 4. Donc pas de raz-de marée et toutes les combinaisons restent possibles. Y compris l’Adema avec d’autres, ou tout sauf Adema. Ce qui revient à dire gagner les élections mais perdre des mairies, et surtout perdre la Mairie du District. Les tractations vont être sanglantes, je vous dis.

Si Seydou Badian pouvait, si les internautes savaient

« Seydou Badian Kouyoté se nommera désormais Seydou Badian Noumboïna. Un patranyme qui, diton, tire ses saurces d’un village dans le cercle de Macina. Ainsi, ses progénitures de plus de 18 ans auront la latitude de porter, dit-an, ce nom ou pas ». L’Indicateur du Renouveau avait devancé tout le monde. Et là, c’est fait. L’auteur de l’universel Sous l’orage et père de l’hymne national du Mali a eu le dénouement recherché depuis plus d’une décennie. Il ne sera plus Kouyaté. Il s’en était expliqué, plusieurs fois là-dessus dans le passé. Et sa démarche, pour ceux qui l’ont suivie, est tout à fait cohérente. Elle va dans le sens du rétablissement de la vérité et de l’histoire de famille. Mais l’illustre écrivain avait dû oublier de s’en expliquer avant à la horde des internautes dont l’éducation de la plupart laisse franchement à désirer et qui lui sont tombés dessus à bras raccourcis. Pourquoi? Pour eux, l’opération visait simplement à s’ennoblir, à se débarrasser d’un nom de famille dont on a honte et qui n’a rien de honteux. Un complexe d’infériorité qui ne ressemble pas du tout à ce père de l’indépendance. Manifestement, il y a un malentendu. Et la com du patriarche doit se mettre en route pour dissiper le malentendu.
Adam Thiam

30 avril 2009