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«Nous allons gagner les communales pour reprendre le pouvoir en 2012 et continuer notre programme». Une phrase encore prêtée à Dioncounda Traoré par notre confère l’Indépendant. Elle aurait été tenue sur le terrain de Sabalibougou, en Commune VI devant une foule en délire.

Pas du tout étonnant : l’homme est redoutable dans les petites phrases. D’autant qu’il y a en lui deux personnalités tout à fait sécables : le président de l’Adéma et le président de l’Assemblée Nationale.

L’un n’engage jamais l’autre dans sa vision à lui et de toutes manières, il n’a jamais fait mystère du fait que l’Adéma aura son candidat en 2012. On se ne doutait pas le moins du monde que techniquement, ce ne sera pas par le député de Nara que le déverrouillage se fera. A moins de lui réserver le sort de Macky Sall ou de Victor Kamhere.

En tout cas, Dioncounda Traoré, chaque fois qu’il s’agit de l’avenir de l’Adéma redevient un militant de base, enthousiaste et confiant. C’est normal, doit-on reconnaître, d’autant qu’en tant que premier responsable des Abeilles, c’est à lui de doper les foules. Mais quand il dit «reprendre le pouvoir pour continuer notre programme», il ne fait pas forcément plaisir à tout le monde. Surtout par ceux qui ont interrompu le programme. Suivez la flèche…


Un remaniement à remanier ?

L’Indicateur du renouveau, par Abdoulaye Diakité, ne fait pas dans la dentelle : il en a après Abou-Bakar Traoré et Tiémoko Sangaré, pour des raisons différentes. L’un aurait dû être broyé par les moulins de son ami d’hommes d’affaires qui serait la seule personne qu’il écoute, L’autre, personne ne l’aurait pleuré s’il s’était noyé dans le barrage de Sansanding en essayant d’exhiber devant la nation le riz qu’il n’a pas récolté.

Mais au lieu de ça, ce sont deux agneaux sacrificiels qui ont payé : Amadou Touré et Aminata Diallo Sidibé. Ces deux ministres du secteur le plus explosif, à savoir l’enseignement, ont été certes laminés par les syndicats enseignants.

Il y a certes des problèmes syndicaux graves et très peu de solutions rendues possibles par le dialogue sous le magistère de ces désormais ex-ministres. Et puis, l’un deux avait quand même transformé son ministère en siège de parti et selon notre confrère, c’est seulement après avoir été nommés ministres que les deux responsables de parti ont pu tenir le premier congrès de leurs formations.

Mais de là à les larguer pour chouchouter l’ancien ministre des Finances et celui de l’Agriculture, il y a un pas que notre confrère n’aurait pas franchi contrairement à ATT et Modibo Sidibé. Il n’y a pas meilleure manière de mettre la puce à l’oreille des nouveaux ministres des deux départements de l’enseignement.


Le ministre le plus riche de la République

On ne sait pas qui a fait le plus fort, entre Moustapha Diawara du Quotidien de Bamako, auteur de l’article ou de Maliweb qui a choisi l’article parmi les fameux Top10 de la semaine, de sorte que l’article qui était à une dizaine de réactions, il y a une semaine, en enregistre maintenant au moins 80.

C’est l’histoire, semble t-il d’un Ministre depuis reconduit, qui est tout latifundiste, éleveur, maraîcher, etc. Il est accusé, ici, sans preuves de donner des contrats fictifs à tour de bras, y compris aux militants de son parti en Commune II, à son griot, et à son marabout.

Si l’affaire est rapportée ici, ce n’est vraiment pas pour rire. En ces temps où l’information est partout en même temps, et où la réputation des pays dépend largement de ce qu’en dit la presse, cet article qui trône au Top10 du plus grand portail de presse de notre pays mérite réponse.

Adam Thiam

16 Avril 2009