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En plus de la vente de stupéfiants qu’il confiait à ses complices, le cerveau du groupe en fabriquait lui même chez lui. 

Ce sont des dealers d’un genre particulier qui sont tombés dans les mailles du filet des éléments du commissaire principal Sadio dit Konon Tomoda du commissariat de police du 3ème arrondissement.
Cet officier de police et ses hommes se sont faits entendre récemment avec « l’Opération Tourbillon » dont le but était de traquer, coincer et mettre aux arrêts tout individu suspecté d’être un dealer dans certians quartiers de la Commune II. 

À la suite de cette opération policière d’envergure, ils étaient nombreux des jeunes de ces quartiers concernés, à se retrouver devant le procureur avant d’être renvoyés en prison, où ils attendent de connaître leur sort. Dans la même logique, le même commissarait du 3è arrondissement s’est attaqué à ceux-là mêmes qui semblent être les parrains des petiits commerçants de produits prohibés à Bamako et dans ses environs. 

à la suite de plusieurs jours d’enquêtes, les limiers ont découvert que ceux qui sont suspectés d’être des « Parrains » des jeunes dealers de la capitale, avaient une large gamme d’acivités dont l’essentiel tournait autour de la drogue. Non seulement ils se sont donnés les moyens de fabriquer et d’améliorer la qualité des produits concernés, mais ils disposaient de « dépôts» dans divers endroits de la périphérie de la capitale, à partir desquels, ils écoulaient leurs marchandises sur le marché. 

Dans ce domaine, quatre garçons sont connus pour être de véritables fabriquants et vendeurs de drogues à travers le Districct de Bamako et ses envirions. Ils sont connus surtout par leurs surnomns évocateurs. Il s’agit de « Ralo », « Oldo », « Mafia » et « Bourgeois », plus connu sous le sobriquet de « Maraka ». 

C’est ce dernier qui serait le cerveau de la bande. Partant de renseinements receuillis sur sa personne et son activité, les policiers ont été formels. « Bourgeois » est un dealer endurci, connu et reconnu comme tel dans le milieu.

Il avait orgnisé sa bande de telle sorte que chaque élément s’occupait d’un secteur donné, dans la capitale pour y écouler sa marchandise. Ansi, Marakala était chargé de gérer le secteur de Bagadadji en Commune II du District de Bamako. Depuis ce quartier, avec l’aide de certains de ses compagnons, il parvenait à satisfaire les besoins des grossistes, semi-grossistes et détaillants en drogues. L’homme et sa bande éaient particulèrement connus et actifs à Bagadadji et Missira où plusieurs années durant, ils ont mené leur activité illicite au vu et au su de tout le monde, sans être inuquiétés.

Comme cahque chose a une fin, la bande de ces dealers intrépides a été défaite pendant « l’Opératon Tourbillon » dont le but est, faut-il le rappeler, d’assainir la capitale et ses environs des malfrats de tout accabit. 

La bande des quatre a été démantelée le 19 mai dernier à la suite d’une descente musclée des policers dans différents secteurs des quartiers cités. Pour que cela soit, les policiers ont beaucoup misé sur le renseignement qu’ils ont discrètement pris auprès des populatons, principales victimes directes ou indirectes de la drogue. Puis dans la foulée, les limiers, munis d’inforations indiscutables, ont filé un des jeunes dealers jusqu’à le prendre la main dans le sac.  

Il a été coincé durant son intérrogatoire sommaire aucours duquel il a craqué et mis les policiers sur les traces des sépcialistes. Notamment « Bourgeois », le cerveau de la bande. Il s’est averé que ce jeune homme a mis son intélligence au service du mal. Il s’était spécialisé dans la fabrication de ce qu’ils appellent dans leur jargon « cailloux ». 

L’homme le fabriquait à partir d’un mélange de bicarbonate de sodium et de poudre de cocaïne, ajouté à de la résine de turbo, d’acide nitrique, le tout malaxé dans un récipient puis chauffé. Ce « chimiste » improvisé obtenait ainsi des cristaux appelés «cailloux». Selon nos sources à la police, les consommateurs en raffolaient énormément. Ils le consomment avec avidité et souvent sans modération. Cest pourqoui d’ailleurs, ils l’ont donné le surnom «diɲɛ bê N’koun». Littéralement («Je porte le monde sur ma tête»). 

Conscients de tous les ravages dont la jeunesse est suscptible d’être victime avec un tel phénomène, il était quasimment impossible pour les limiers professionnels de rester sans rien faire. Ces derniers ont, dans la foulée, élaboré une stratégie avec à la clé, l’ouverture d‘une enquête qu’ils ont minitieusement menée dans la discrétion la plus totale.

Les élements de l’unité spéciale de l’opération anti-drogue ont situé le dealer à Missabougou en Commune VI du District de Bamako. Ce homme est très alerte et tente toujours de faire le maximum pour éviter le moindre risque. Il avait une peur bleue des descentes policières et de la possible perquisition des policiers. C’est pourquoi, il se déplaçait fréquement et passait rarement deux nuits au même endroit. Il passait ses nuits, soit à Missabougou ou à Grantiguibougou, voire Sébénicoro. Des quartiers siutés de part et d’autre des deux rives du fleuve qui traverse la capitale. Il savait qu’il était surveillé par la police qui pouvait effectuer une descente chez lui à n’importe quelle heure de la nuit ou de la journée. Dès que les policiers se présentaient, 

Il était prêt à détaller. En professionnels, les limiers ont compris cela. Ainsi, il est arrivé un moment, où ils lui ont donné l’impression d’avoir abandonné les enquêtes. Histoire de tromper sa vigilance. Cette technique a finalement produit l’effet escompté, car il a baissé la garde. Ainsi, les policiers ne tarderont pas à le localiser. Ils l’ont coincé à un moment où il s’y attendait le moins . Il a été même pris alors qu’il était en train de fabriquer de la drogue dure « cailloux » dans son laboratoire aménagé à cet effet à Sébénicoro en Commune IV du District de Bamako. 

La perrquisition qui s’en est suivie a permis de saisir et de confisquer une quantité importante d’héroïne, de cocaïne, de marijuana. Auxquels s’ajoutent d’autres substances entrant dans la fabrication de drogues dures. Les limiers ont egalement mis la main sur des instruments qui lui permettaient de mesurer et ou de péser sa marchandise, en plus d’une certaine somme d’argent en liquide.  

à la suite de son interrogatoire, il craché le nom de plusiuers de ses complices actifs et passifs dont certains occupaient de hautes fonctions au sein des forces de sécurité et de l’admistraation. 
Dans la foulée de son interppellation, les limiers ont également alpagué deux autres révendeurs qui avaient une rectette journalière estimée à plus de 150.000 Fcfa. à leur audition, ils ont tous les deux désigné Marakala comme étant leur fournisseur. 

Leurs dossiers n’ont pas traîné sur le bureau du commissaire. Les quatre s’apprêtent à comparaître devant les juges pour « trafic et fabrication de produits toxiques et tentative de corruption d’un officier de police dans l’exercice de ses fonctions ».

Tamba CAMARA

Source: L’Essor