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Pour des raisons jusque-là inconnues, le sous-officier de police a mis fin à ses jours avec son arme de service.

Si un fait insolite a fait le tour de la ville à travers les réseaux sociaux, la semaine dernière à Bamako, c’est bien sûr le suicide d’un adjudant-chef de la police qui s’est donné la mort en se tirant une balle dans la tête. Le drame s’est produit dans l’après-midi du 26 septembre dernier, dans la ville de Kadiolo, Région de Sikasso.

Aussi bien dans le fond que dans la forme, cet acte de I.S, puisqu’il s’agit de lui, a étonné plus d’un dans le quartier Koko de la ville, où il résidait. Selon les informations données de source familiale, le jour des faits aux environs de 16 heures, le sous-officier est entré en catimini chez lui en l’absence de son épouse et s’est saisi de son arme chargée pour se loger une balle dans la tête.

Le coup porté provoqua une hémorragie sévère, ayant entrainé une mort subite. C’est son corps sans vie qui sera retrouvé, étalé dans une mare de sang. Dans la foulée, le commissaire de la ville saisi par sa famille, dépêcha une équipe sur place aux fins de constatation.

Cette équipe a constaté l’évidence des faits. Leur collègue s’était bien tiré une balle dans sa tête avec son arme de dotation, un pistolet automatique. Par la suite, une enquête a été ouverte, afin de déterminer les causes exactes du drame. « À ce stade, il n’y aurait pas de lien avec le contexte professionnel », révèlent les enquêteurs.

 Le fonctionnaire de police a été promu adjudant-chef cette année-même, selon une source sécuritaire. Pour l’heure, personne ne sait les raisons exactes de cet acte. Par contre, l’adjudant-chef de police n’était pas à sa première tentative de suicide, aux dires de certains proches.

Pour rappel en 2022, le même policier avait bu de l’acide dans le but de se suicider, mais avait pu être sauvé de justesse et soigné. À première vue, il semblait être en parfait état de santé et jouissait de toutes ses facultés mentales.

En attendant que lumière soit faite sur les circonstances du drame, c’est la consternation au sein de la famille éplorée, dont l’épouse et les quatre enfants.

Tiedié DOUMBIA

Source: L’Essor